Si le contenant n’a pas encore été dévoilé, on connaît par contre depuis ce matin le contenu. En attendant de découvrir cet été le Montreux Music & Convention Centre (2m2c) dans ses nouveaux atours après deux ans de travaux, on peut d’ores et déjà se plonger dans la programmation payante du 60e Montreux Jazz Festival (MJF) et aussitôt partir à la chasse aux sons qu’on ne connaît pas. Car dans sa nécessité économique de ne pas s’adresser à un seul public, la manifestation lémanique aime rappeler que la pluralité des genres et des générations fait partie de son ADN.

Mathieu Jaton parle d’«équilibre». Pour le directeur du MJF et ses équipes de programmation, il s’agit année après année de remplir 32 cases, de programmer 16 soirées à l’Auditorium Stravinski et 16 autres au Montreux Jazz Lab. «On doit dès lors faire attention de ne pas en avoir plus de quatre ou cinq qui s’adressent au même segment de public. Mais en même temps, on ne peut pas fonctionner par quotas, car on est dépendants du marché, des artistes qui tournent ou non.»