Avec le retour des températures clémentes, tiques et moustiques refont leur apparition. Derrière ces piqûres parfois anodines se cachent des maladies dites vectorielles, transmises par ces insectes « dévoreurs de sang ». Un risque qui, au fil des années, progresse aussi en France, en particulier dès le printemps, période clé de leur réactivation.
Définition : qu’est-ce qu’une maladie vectorielle ?
Les maladies vectorielles sont des maladies infectieuses transmises par un vecteur vivant, comme un moustique, une tique ou un phlébotome (petits moucherons piqueurs).
Ces insectes vecteurs, dits hématophages car ils se nourrissent de sang, se contaminent en piquant un animal ou un humain infecté, puis transmettent à leur tour le virus, la bactérie ou le parasite lors d’un nouveau repas sanguin. « Ce n’est pas le contact entre deux personnes qui permet la transmission, mais le passage par un vecteur, qui fait le relais entre un individu infecté et un autre », précise la docteure Dorothée Boisseau, infectiologue.
À l’échelle mondiale, ces maladies représentent un enjeu majeur de santé publique. Certaines, comme le paludisme, restent responsables de centaines de milliers de décès chaque année, principalement dans les zones tropicales.
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