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Endommagés par la tempête de 2023, les trois bâtiments construits dans les années 1970 sur les hauteurs de la ville doivent être de toute façon assainis. Les architectes mandatés par le canton vont en améliorer la statique et l’isolation, ainsi que de complètement les réaménager.

Crédit image: McIver – Ek Chevroulet Architectes
Les bâtiments sont très mal isolés. L’assainissement énergétique des façades est donc prioritaire.
La
tempête du 23 juillet 2023 a enfoncé le clou. Les bâtiments du Lycée Blaise-Cendrars,
à La Chaux-de-Fonds (NE), sont dans tel état qu’il faut les rénover de toute
urgence. Et c’est le bureau d’architecte neuchâtelois McIver-Ek Chevroulet qui
pilotera ce vaste assainissement d’un complexe construit dans les années 1970
sur les hauteurs de la Métropole horlogère. Il a ainsi remporté un mandat d’études
parallèles lancé par le canton de Neuchâtel en mai 2025.
Comme
c’est souvent le cas pour des bâtiments de béton construits dans les années
1970, il s’agit de préserver un patrimoine bâti tout en y apportant une touche contemporaine.
Notamment au plan de l’assainissement énergétique. Les très importants dégâts
en façade causés par la tempête de 2023 ont accéléré ce processus inéluctable.
De plus, un certificat cantonal a établi en 2016 déjà que le complexe était très
peu isolé et que son efficience énergétique était insuffisante.
Du béton encore en bon état
Le Lycée
se compose de trois bâtiments, dont un réservé à la pratique sportive. Le
canton doit en faire assainir l’enveloppe – notamment par le remplacement de tous
les stores extérieurs – et rénover ses installations techniques. Sa statique
doit aussi être améliorée. Toutefois,
les éléments de façades en béton sont encore en bon état, à l’exception des
parties touchées par la tempête de 2023. Les toitures plates ont été correctement
entretenues depuis une quinzaine d’années.

Crédit image: CC_BY-SA_4.0
Ce Lycée est un témoin sûr de l’architecture scolaire des années 1970.
Les
architectes lauréats du MEP proposent aussi un réaménagement intérieur, incluant
une nouvelle cafétéria, de nouveaux espaces administratifs, une médiathèque
remaniée et des vestiaires refaits. Les locaux présentent des signes de
pollution au radon. Les travaux mettront l’accent sur l’efficience énergétique
et sur la conservation du bâti pour ce témoin de l’architecture scolaire des
années 1970. En toiture, le projet prévoit davantage de végétalisation et la
pose de panneaux photovoltaïques. Enfin, le système de détection feu doit être amélioré.
Le
Grand Conseil neuchâtelois doit encore avaliser un crédit de construction. Le
permis de construire doit ‘être octroyé dans le courant de l’année 2027. Les
travaux doivent durer quatre ans, estime le Conseil d’Etat.