Résumé

Le label Duchess, confronté à des accusations de dysfonctionnements et de tensions internes passées, assure avoir évolué en renforçant sa structure et ses mesures contre les comportements inappropriés.

Sommaire

Alors que le label Duchess s’est imposé ces dernières années comme un acteur incontournable de l’industrie musicale française, notamment grâce au succès d’artistes comme Pierre Garnier, sa trajectoire se trouve aujourd’hui nuancée par la publication d’une enquête de StreetPress.

À travers une série de témoignages d’anciens collaborateurs, celle-ci met en lumière des dysfonctionnements internes présumés, avec la description d’un climat de travail sous tension, des exigences élevées et des pratiques managériales parfois contestées.

Dans ce contexte, le fondateur du label, Léo Chatelier, a souhaité répondre aux accusations portées à son encontre. S’il avait déjà pris la parole dans l’enquête publiée par nos confrères, il a également apporté des précisions à la rédaction de Public à travers une réponse écrite.

« Je n’ai pas toujours su gérer la pression »

« Ce papier s’appuie sur des témoignages d’anciens apprentis / alternants, présents au moment de la création de Duchess et partis il y a plusieurs années maintenant. Certaines choses sont justes, d’autres non, mais je ne veux pas débattre ici de détails », assure Léo Chatelier tout en revenant sur la genèse du label : « J’ai monté Duchess seul au début, puis avec une petite équipe 100% dédiée aux artistes et sans argent. J’ai fait de mon mieux avec passion. Je suis musicien de formation et donc autodidacte sur la comptabilité, la gestion, les RH, tout ce qui fait qu’une entreprise fonctionne dans les règles. »

Dans ce contexte, il reconnaît que la frontière entre relations amicales et cadre professionnel a pu être floue : « Duchess à sa création était à la fois une bande de potes et une petite entreprise, tout se mélangeait un peu. » Une situation qui, selon lui, a pu engendrer certaines difficultés, notamment face à la pression : « Je n’ai pas toujours su gérer la pression, et je regrette vivement que cela ait pu blesser au sein de nos premières équipes. »

Une évolution mise en avant par la direction

Le fondateur insiste toutefois sur l’évolution progressive de la structure. Avec le développement du label, des profils plus expérimentés auraient été recrutés afin de professionnaliser l’organisation : « Dès que l’entreprise a eu un peu de moyens, nous avons pris des bureaux et embauché (…) une administratrice, des chefs de projets, un directeur marketing », ainsi qu’un associé désormais en charge de la direction.

Concernant les sujets sensibles évoqués dans l’enquête, notamment les violences et le harcèlement sexistes et sexuels, Léo Chatelier affirme que des mesures concrètes ont été mises en place : « Le sujet (…) est pris particulièrement au sérieux au sein de l’équipe ». Il évoque notamment une charte interne, des dispositifs de signalement et des formations dédiées, en plus « d’entretiens réguliers entre équipe et management ». 

« Les moments évoqués dans cet article ont plusieurs années, Duchess aujourd’hui ne ressemble plus à cela », conclut-il. Selon lui, l’entreprise entend d’ailleurs poursuivre ses efforts d’amélioration.

Toute reproduction interdite sans la mention Public et un lien rédigeant sur cet article

Hits & People en continu

Public Radio

Mentionnés dans cet article

Sur le même sujet