Teaserbild-Quelle: Micarna SA

L’immense
bâtiment destiné à remplacer les installations de Courtepin sur le campus
agro-alimentaire AgriCo, en pleine Broye fribourgeoise, avait essuyé une
contestation sans précédent. Finalement, toutes les oppositions ont pu être
levées après un marathon juridique de plusieurs mois.

Micarna Saint-Aubin 2

Crédit image: Micarna

Micarna a pourtant veillé à intégrer sa future unité de production dans le paysage environnant, notamment en végétalisant sa toiture.

Fait
assez inhabituel en Suisse, les oppositions au projet d’usine de traitement de
la volaille de Micarna, à Saint-Aubin (FR), provenaient majoritairement
d’autres régions de Suisse que la Broye. Mais les adversaires de ce projet n’ont
pas eu gain de cause. Les quelques 1800 oppositions provenant de différents milieux
ont pu être levées une à une par la Préfecture, annonce celle-ci.

Sept
permis délivrés
Les défenseurs de l’environnement et des animaux s’étaient pourtant mobilisés
contre la construction d’un immense bâtiment qui se veut le fer de lance du
campus agroalimentaire fribourgeois AgriCo. Ils s’étaient constitués en
association, réunissant les sensibilités du territoire communal, des Broye
vaudoise et fribourgeoise, du canton de Fribourg et d’au-delà. Selon La
Liberté, la Préfecture a fini par octroyer sept permis de construire distincts,
favorisant ainsi la réalisation du projet.

L’environnement
au cœur de la tempête
Micarna veut remplacer son abattoir de Courtepin par un bâtiment plus vaste au
sein d’AgriCo. La société a veillé à intégrer cette immense unité de production
dans le paysage, notamment en végétalisant la toiture et en prévoyant une
exploitation répondant aux exigences environnementales les plus élevées. Mais
les opposants combattaient majoritairement l’activité du traitement de la
volaille en tant que telle.  Selon eux,
le projet menacerait aussi la faune des environs et l’intégrité naturelle des
eaux.