La chanteuse valaisanne Estelle Schaller se lance dans l’aventure solo sous le nom de Sinikka. Elle ouvre ce nouveau chapitre avec « J’aime mal », un premier single électro-pop sorti le 20 mars qui mêle techno, hyper-pop et sons aux basses profondes.

Après sept ans passés au sein du groupe Marquise, Estelle Schaller se livre ici dans un univers plus intime et introspectif. Pour ce projet personnel, l’artiste a choisi de se produire sous son deuxième prénom, Sinikka, un nom finlandais qui signifie « la petite bleue », une manière pour elle d’affirmer un retour à ses origines.

« J’aime mal », son premier titre, aborde ses relations amoureuses et les schémas qu’elle a vus se répéter avec les années. Une chanson née presque par accident: alors qu’elle travaillait en studio avec le producteur Ludovic Turmel sur un autre morceau, celui-ci lui propose d’essayer une nouvelle piste. « Il m’a dit: ‘Pose ta voix juste pour voir ce que ça donne' », raconte Sinikka dans l’émission Le grand soir du 23 mars. La prise est unique, spontanée. Et immédiatement, Ludovic Turmel comprend qu’ils tiennent un banger se souvient la chanteuse.

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De Marquise à Sinikka

Avant de prendre son envol, Estelle Schaller a été la voix du groupe Marquise. L’histoire commence comme un simple projet de diplôme à l’EDM – devenue l’École des musiques actuelles de Genève – avant de se transformer en véritable aventure artistique.

Le groupe remporte le tremplin La Lentille du festival Voix de Fête, enchaîne une quarantaine de concerts – jusqu’en Russie en 2018 – et sort deux EP. « C’est vraiment dans Marquise que je me suis construite comme musicienne », confie Sinikka.

Berlin, révélation électro

Un moment décisif survient en 2023, lorsqu’Estelle Schaller part pour une résidence de six mois à Berlin grâce au soutien du canton du Valais. Là, elle se plonge pleinement dans la scène électro de la capitale allemande. « Berlin m’a fait redécouvrir l’électro. Je me suis vraiment pris l’électro dans la gueule », résume-t-elle amusée. Cette immersion totale lui offre une liberté créative nouvelle, lui permettant d’explorer sans contrainte et de se reconnecter à elle-même.

C’est aussi là qu’elle tombe sous le charme de « Bhelize Don’t Cry », l’album d’Uzi Freyja. L’artiste la bouleverse par son authenticité. « Elle ne cache plus ses moments difficiles dans son parcours. Moi aussi, j’ai envie de montrer ces parts d’ombre, cette vulnérabilité. J’ai vraiment envie d’être entière dans ce projet », explique Sinikka. Le concert d’Uzi Freyja à Fribourg le 12 février dernier la marquera durablement: « Ça faisait longtemps qu’un concert ne m’avait pas autant touchée ».

Un live en préparation

La suite se dessine déjà: un second single est prévu pour juin, et Sinikka prépare actuellement son futur live. Elle envisage une résidence cet été pour travailler la dimension scénique, avec une volonté claire: pas question de chanter sur des bandes préenregistrées. Sur scène, elle veut jouer, manipuler des synthés, créer en direct.

Propos recueillis par Sylvain Pannetier.

Adaptation web: Sébastien Foggiato

Sinikka, « J’aime mal » (single), paru le 20 mars 2026.