TeleBielingue procède à un licenciement collectif. La télévision régionale biennoise n’aura pas survécu à la perte de sa concession au profit de Canal B, confirmée vendredi dernier par le Tribunal fédéral administratif.
Sans concession, TeleBielingue perd sa part de la redevance radio-TV, sa principale source de financement, soit environ 3,7 millions de francs. « En l’absence de ce soutien public, l’exploitation de la chaîne sous sa forme actuelle n’est plus économiquement viable », fait valoir Christian Bärenfaller, le directeur du groupe Gassmann Media.
Le licenciement collectif a été prononcé mercredi et sera effectif le 31 juillet. Le délai de consultation légal court jusqu’à la mi-avril.
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Réengagements par Canal B
La direction de TeleBielingue dit étudier un possible maintien de certains programmes, sous une forme à définir. Les quarante employés de la chaîne sont donc dans l’expectative. « L’espoir, c’est le dernier à mourir! », lance jeudi dans le 12h45 la journaliste et présentatrice Claudia Nuara. « La question est de savoir qui continue et pourquoi. Quelle est la vision? Pour les employés de TeleBielingue, ce n’est pas encore clair si et comment ils pourront travailler dans ce futur. »
Autre possibilité: être engagés dès le 1er juillet par Canal B. Des discussions en ce sens sont déjà en cours. « Nous avons d’abord publié un communiqué de presse dans lequel nous affirmons que nous étions prêts à reprendre une partie de l’équipe de journalistes de TeleBielingue », déclare Christian Willi, le directeur de Canal B.
« Nous avons eu quelques contacts avec des journalistes de TeleBielingue, un entretien d’embauche formel pour l’un et un contact téléphonique pour le second », précise-t-il.
Canal B proposera deux chaînes, une en français et une en allemand. Le Conseil des affaires francophones de Bienne regrette ce choix, préférant la mixité proposée par TeleBielingue.
Olivier Kurth/ami