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Et si la Suisse renonçait à acquérir les cinq systèmes de défense sol-air américains Patriot, dont la livraison a été repoussée d’au moins quatre ou cinq ans? La question n’est plus taboue à Berne. «Nous partons encore du principe que nous recevrons ces systèmes, sans savoir quand, et nous sommes actuellement en train de négocier toutes les options possibles avec les Etats-Unis. Cela inclut également un éventuel abandon», a déclaré à la presse, ce mercredi, le conseiller fédéral Martin Pfister, tout en précisant ne pas savoir ce que cela impliquerait financièrement. La Suisse a déjà versé 600 millions de francs d’acomptes sur une facture totale de 2 milliards.

C’est la première fois que le mot «abandon» est prononcé par le ministre de la Défense. Cela n’a rien d’anodin et démontre les tensions croissantes entre les deux pays sur ce dossier des Patriot. Le 16 juillet 2025, Washington prévenait en effet la Confédération qu’elle revoyait complètement ses priorités, privilégiant les pays qui fournissent l’Ukraine. En février de cette année, le Département de la défense (DDPS) concédait ne disposer d’aucune information fiable quant à la date et au volume des livraisons. Le déclenchement de la guerre en Iran ne fait que de renforcer les incertitudes, des armements américains prévus pour l’Europe risquant d’être redirigés vers le Moyen-Orient.