En septembre dernier, les équipes de la 22e saison du jeu d’aventures de M6 animé par Stéphane Rotenberg se sont retrouvées au cœur de violentes manifestations à Katmandou.
La cinquième étape de « Pékin Express, au royaume des dragons » tournée l’automne dernier au Népal ne s’est pas déroulée comme prévu. Après les éliminations de Fafa et Pascal, Cécilia et Bruno ainsi qu’Amélia et Élisabeth, sept binômes sont encore en compétition dans cette 22e édition du jeu d’aventures animé par Stéphane Rotenberg au moment de revenir vers la ville de Katmandou.
« Cette étape n’est pas seulement spirituelle. Elle plonge aussi les équipes au cœur de l’histoire népalaise, détaille le communiqué de la chaîne. Car sans que personne ne le sache encore, à peine douze heures après le lancement de l’étape, le pays bascule : une révolte populaire d’une ampleur inédite éclate à Katmandou, portée par la jeunesse en colère face à la corruption et aux restrictions des libertés. »
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« Nous avons vu un hôtel Hilton d’une trentaine d’étages en feu et mis à sac par les manifestants »
Stéphane Rotenberg
Le 8 septembre dernier, plusieurs manifestants avaient été tués et des centaines d’autres avaient été blessés au sein de la capitale népalaise lors d’un défilé contre le blocage des réseaux sociaux et la corruption du gouvernement réprimé par les forces de l’ordre. « Nous nous sommes retrouvés en plein milieu de cette révolte, a raconté Stéphane Rotenberg lors de la conférence de presse de présentation de « Pékin Express, au royaume des dragons ». C’était vraiment très impressionnant. Les affrontements étaient spectaculaires. »
Le producteur Thierry Guillaume a dû stopper le tournage pendant cinq jours et confiner l’ensemble des équipes en lieu sûr. « Nous étions loin d’imaginer que cela allait atteindre de telles proportions et que nous allions nous retrouver au cœur des émeutes, se souvient l’animateur de M6. Nous avons vu un hôtel Hilton d’une trentaine d’étages en feu et mis à sac par les manifestants. Ce qui nous a rassurés, c’est que les gens n’avaient aucune agressivité envers nous. Au contraire, ils voulaient que l’on filme ce qu’il se passe. »
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« Le directeur de sécurité m’aurait arraché les yeux s’il m’avait vu faire »
Stéphane Rotenberg
Le danger venait davantage des militaires qui « tiraient à flux tendu » mais qui restaient à distance des équipes de « Pékin Express ». Les bâtiments et commerces ciblés par les émeutiers étaient associés au gouvernement népalais. « Je suis sorti dans la rue pour raconter la situation face caméra parce que j’ai senti que je n’étais pas en danger, les gens étaient sympathiques avec nous. Mais je pense que le directeur de sécurité m’aurait arraché les yeux s’il m’avait vu le faire », a poursuivi Stéphane Rotenberg.
« Nous avons dû changer le parcours du jeu et modifier les étapes initialement prévues, a-t-il ajouté. La fermeture de l’aéroport était la pire des nouvelles. Nous ne savions pas quand nous allions pouvoir repartir. » Une partie des candidats a été placée en sécurité dans un hôtel au centre de Katmandou et une autre partie dans des monastères. « Le but de ce cinquième épisode devait être de gagner son passeport pour la Chine. Finalement, nous avons tous dû fuir en Chine », conclut Stéphane Rotenberg avec amusement.