L’icône allemande, âgée 52 ans, se confie sur la ménopause et ses changements physiques inéluctables, levant le voile sur un sujet souvent passé sous silence.

Dimanche 15 mars dernier : les célébrités se succèdent sur le tapis rouge, toutes plus rayonnantes les unes que les autres, à l’occasion de l’After Party des Oscars. Parmi elles, Heidi Klum, sublime dans une robe bouton d’or, laissait entrevoir son buste et ses jambes dans un joli jeu de voilage transparent. Mais la tenue a immédiatement suscité une vague de body bashing sur les réseaux, entre soupçons de grossesse et commentaires sur son âge. Heidi Klum est depuis revenue sur cet événement dans sa docu-série On & Off the Catwalk, coupant court aux spéculations avec un mélange de franchise et de légèreté : «Je ne suis pas enceinte. J’ai juste un peu grossi. C’est la ménopause

La trajectoire d’Heidi Klum est celle d’un corps longtemps érigé en idéal. Révélée dans les années 1990 lors d’un concours en Allemagne, habituée des pages de Sports Illustrated, ange iconique de Victoria’s Secret pendant plus de dix ans, puis figure incontournable de la télévision avec Germany’s Next Topmodel… Sa carrière s’est construite en grande partie sur son image parfaitement maîtrisée.


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Transformations

Aujourd’hui, Heidi Klum a 52 ans et derrière sa réponse aux critiques, il y a une réalité biologique que beaucoup taisent encore : les transformations que rencontre une femme pendant la ménopause. La baisse des œstrogènes, la masse musculaire qui s’effrite, le métabolisme qui ralentit, sont autant de processus qui redessinent les contours du corps.

Comme elle, Naomi Watts, Salma Hayek ou Kim Cattrall ont déjà toutes évoqué publiquement leur ménopause, chacune, déplorant le manque de conversation ouverte et de ressources pour aider les femmes sur ce sujet. Face à la ménopause, là où beaucoup de célébrités ajustent leur apparence pour rester dans le cadre, Heidi Klum ne change rien et continue de porter avec panache des tenues ajustées, de dévoiler sa peau et ses formes. En restant fidèle à elle-même et en exposant son corps qui évolue naturellement, l’icône ouvre un espace rare : celui où l’on peut s’aimer quel que soit son âge et se dévoiler sans devoir tricher.