13h34
VOS QUESTIONS
Ma sœur vient d’être diagnostiquée Parkinson. Elle habite seule à la campagne, à environ 20 km de chez moi. Quelles attitudes dois-je mettre en place pour l’aider ?
— Pascale (Ille-et-Vilaine)
Difficile de répondre précisément à cette question, Pascale, sans connaître les symptômes et les autres problèmes de santé en particulier, ses attentes et la nature de vos relations avec votre sœur.
Être récemment diagnostiqué est source de questionnements et d’angoisse. Il est important d’être disponible pour une écoute bienveillante. L’inciter ou l’aider à avoir de l’activité physique régulière. Mais dans tous les cas, s’assurer que ce que vous proposez correspond à ce qu’elle souhaite.
13h34
VOS QUESTIONS
Bonjour. Mon épouse de 76 ans est touchée par une maladie neuro dégénérative (dégénérescence cortico basale). Forte rigidité du bras gauche. J’ai constaté qu’avec l’absorption de vitamine B12 au quotidien, son bras était plus détendu. Peut-on continuer sans risque à lui donner une ampoule chaque jour et sur quelle durée maxi sans risque ? En dehors du traitement Sinemet, y a t-il d’autres possibilités de traitement, même à titre de test ?
— René (Ille-et-Vilaine)
Bonjour René. Cela dépend de la dose reçue au quotidien, mais si celle-ci est en accord avec les recommandations (interroger le médecin traitant et le pharmacien si besoin) et par voie orale, il n’y a pas de risque important. Donc si bien supportée et avec une amélioration constatée, il n’y a pas de raison de ne pas poursuivre.
Dans cette maladie rare, c’est effectivement surtout la DOPA qui peut être utile mais avec moins d’efficacité généralement que dans la maladie de Parkinson. D’autres médicaments peuvent parfois aider, mais cela est à voir avec le neurologue. L’approche non médicamenteuse : kinésithérapie, ergothérapie, relaxation, etc., n’est pas à négliger.
13h33
VOS QUESTIONS
Est-ce qu’une cure thermale peut-être bénéfique pour un malade et quels sont les centres thermaux que vous me conseillez ? Merci pour votre retour.
— Odile (Loire-Atlantique)
Bonjour Odile, effectivement il existe des centres thermaux spécialisés qui proposent des séjours dédiés à la maladie de Parkinson.
Ils peuvent apporter selon les personnes atteintes et leurs attentes des bénéfices. Nous alertons toujours les personnes qu’effectuer une cure thermale n’est pas néfaste en soi mais il faut être prêt à être confronté à d’autres personnes malades qui n’ont pas forcément les mêmes gênes, le même âge, les mêmes attentes ou qui peuvent avoir des formes plus grave de maladie, ce qui peut être source d’angoisse.
À signaler enfin qu’il n’y a pas eu de démonstration objective de l’efficacité des cures thermales sur les symptômes de la maladie (contrairement à ce qui est obligatoire pour la mise sur le marché d’un médicament).
13h32
VOS QUESTIONS
Que pouvons-nous faire ou mettre en place en plus du parcours médical pour améliorer le bien être du malade ? Merci pour votre réponse.
— Odile (Loire-Atlantique)
Bonjour Odile, le suivi médical comme vous le suggérez est important, le parcours doit s’envisager de façon large et pas uniquement médical : mise en place d’activité physique adaptée, kinésithérapie, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose, et surtout maintien d’une vie sociale la plus normale possible.
13h28
VOS QUESTIONS
Parkinson : « Deuxième maladie neurodégénérative …. ». Frédéric Blanc, gériatre neurologue, dans son livre « La maladie à corps de Lewy » dit que la MCL « est la 2ème maladie neuroévolutive… ». Pourquoi ces divergences ? Est-ce parce que la MCL est peu connue du corps médical ? Cela vient-Il des erreurs de diagnostic initiaux qui comptabilisent de nombreux malades en Alzheimer ou Parkinson sans revenir les corriger ultérieurement ? Ou différences de modes de calcul ? Quelle (s) autre (s) raisons ?
— Raymonde (Maine-et-Loire)
Les deux maladies, Raymonde, font partie d’une même famille de maladies avec des passages de l’une à l’autre. De façon schématique, la maladie de Parkinson est restreinte ou l’est sur de nombreuses années à l’atteinte de système moteur alors que ce qui est appelée en France maladie à corps de Lewy est en quelque sorte une maladie d’emblèe plus diffuse dans le cerveau avec des signes d’atteinte intellectuelle et des signes moteurs, ces derniers étant présents parfois d’emblée, parfois tardivement.
Attention, dans la littérature internationale, le terme maladie à corps de Lewy désigne l’ensemble maladie de Parkinson et démence à corps de Lewy, car dans ces deux maladies sont présents des corps de Lewy.
Signalons enfin que le terme « démence » en anglais n’a pas le même sens qu’en français : la traduction appropriée est plutôt atteinte cognitive (intellectuelle) invalidante.
13h27
VOS QUESTIONS
Bonjour, existe-t-il des aides financières lorsque l’on est atteint de la maladie de Parkinson ?
— Catherine (Ille-et-Vilaine)
Bonjour Catherine, Il est tout à fait possible de prendre contact avec une assistante sociale de votre quartier, qui pourra faire le point avec vous sur les aides possibles que vous pouvez bénéficier.
13h26
NOS ARTICLES
Le Japon a approuvé, vendredi 6 mars 2026, la commercialisation de produits de médecine régénérative par cellules souches contre des maladies cardiaques et Parkinson, ont indiqué l’un des fabricants et des médias locaux.
Parkinson : le Japon approuve un traitement par cellules souches, une première
13h25
VOS QUESTIONS
Je suis un traitement par injection de Scyova depuis 2 mois 1/2. De 0.36ml, je suis actuellement à 0.54 ml. Je n’ai pas beaucoup d’amélioration de mon état général. Je souhaite votre avis sur ce traitement. Merci.
— Marie-Christine.
Bonjour Marie-Christine, le traitement par pompe dont la fos-DOPA (SCYOVA) est un traitement qui permet de mieux contrôler les fluctuations d’efficacité du traitement quand les médicaments pris par voie orale ne permettent plus de la faire de façon satisfaisante.
Comme tout traitement, il a ses avantages mais aussi ses effets indésirables et ses contraintes. Il peut être bien adapté chez certains et pas chez d’autres. Le traitement est toujours personnalisé.
13h24
VOS QUESTIONS
J’ai 86 ans et un tremblement essentiel depuis une vingtaine d’années. J’ai des difficultés a écrire. Cela peut-il muter en Parkingson ? Cordialement.
— Henri (Morbihan)
Bonjour Henri, il est difficile de répondre précisément à cette question sans une consultation avec un neurologue. S’il s’agit bien d’un tremblement essentiel ancien, il n’y a pas de surrisque de survenue de maladie de Parkinson. Le risque n’est toutefois comme tout un chacun pas nul.
13h23
VOS QUESTIONS
Est-ce normal d’avoir tout le temps envie de dormir ?
— Jean-Pierre (Ille-et-Vilaine)
Bonjour Jean-Pierre, les traitements antiparkinsoniens comme beaucoup de médicaments qui agissent sur le cerveau peuvent entraîner de la somnolence. L’adaptation du traitement, l’amélioration de la qualité du sommeil peuvent aider à mieux gérer cet effet indésirable. Il est donc important de refaire le point à ce sujet avec le médecin traitant et le neurologue.
13h21
VOS QUESTIONS
Le café est-il un excitant favorisant les tremblements ? Le traitement Modopar donné par le neurologue semble utile faute de connaître d’autres alternatives mais que sait-on sur les traitements en général ?
— François (Maine-et-Loire)
Bonjour François, le café n’est pas forcément mauvais en soi et son effet dépend varie d’une personne à l’autre. Chez certains, il a une certaine efficacité, chez d’autres il majore le stress et éventuellement le tremblement.
Il existe différents traitements médicamenteux utiles pour corriger les symptômes de la maladie de Parkinson. La DOPA, comme le Modopar, est un traitement fréquemment utilisé car avec un bon rapport efficacité sur effets indésirables mais il peut y avoir des variations d’une personne à l’autre.
Les approches non médicamenteuses ne sont pas à négliger : mise en place d’activité physique adaptée, kinésithérapie, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose, et surtout maintien d’une vie sociale la plus normale possible.
13h18
VOS QUESTIONS
Comment gérer les tremblements ?
— Mariannick (Finistère)
Bonjour Mariannick, la première chose est de faire le point avec le médecin traitant et si besoin le neurologue, car des traitements efficaces aident à atténuer le tremblement. Ce symptôme est par contre sensible au stress et à la fatigue. Sophrologie, relaxation, méditation ou hypnose peuvent être tout à fait utiles.
13h16
VOS QUESTIONS
Quel traitement contre cette maladie ? Comment prévenir cette maladie et quels sont les remèdes ?
— Gilles (Loire-Atlantique)
Bonjour Gilles, des traitements médicamenteux et non médicamenteux efficaces existent dans la maladie, et sont à adapter à chaque personne en particulier en fonction de ses symptômes, de ses autres problèmes de santé et de ses attentes.
La prévention repose, comme pour toute maladie neuroévolutive, sur le bon contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire (diabète, hypertension, surcharge pondérale, tabac, etc.), la pratique régulière d’une activité physique adaptée et le maintien d’une activité intellectuelle et sociale.
À l’inverse d’une voiture, moins on utilise son cerveau, plus il s’use !
13h14
VOS QUESTIONS
La maladie de Parkinson est-elle héréditaire ?
— Nicole (Côtes d’Armor)
Bonjour Nicole. Dans 85 à 90 % des cas, la maladie n’est pas héréditaire dans le sens où une seule anomalie génétique ne suffit pas à la déclencher. Il y a par contre des facteurs génétiques qui peuvent favoriser sa survenue lorsqu’ils sont associés à d’autres facteurs génétiques et d’autres facteurs environnementaux.
Dans 10 à 15 % des cas, la maladie peut être déclenchée par une anomalie génétique sur un seul gêne. Dans ces rares situations, plusieurs cas peuvent être présents dans la famille.
En fonction de la modalité de transmission, il peut effectivement y avoir un plus grand risque de survenue de maladie chez les frères et sœurs ou chez les enfants d’une personne malade. Le neurologue et le généticien peuvent aider à préciser ce risque et parfois proposer des analyses génétiques complémentaires à la personne malade.
13h13
VOS QUESTIONS
J’ai des tremblements dans la main droite depuis deux mois. Quel sont les premiers symptômes de la maladie de Parkinson ?
— Christian (Maine-et-Loire)
Bonjour Christian, merci pour votre question. Un tremblement de la main peut être un premier symptôme de maladie de Parkinson, mais d’autres peuvent être explicatives. La première chose à faire est donc d’en parler à votre médecin traitant qui vous orientera, si nécessaire, vers un neurologue.
Les premiers symptômes de la maladie sont nombreux et variables d’une personne à l’autre : ce peut être un tremblement, une maladresse gestuelle, des raideurs douloureuses, des troubles de la marche, une fatigue inexpliquée, une dépression etc.
C’est tout l’art du médecin de faire le tri et d’évoquer la possibilité du diagnostic. Ce n’est pas toujours simple et c’est ce qui explique que les études médicales soient si longues…
13h12
VOS QUESTIONS
Bonjour. Peut-il avoir un lien entre la maladie de Parkinson et des crises d’hypotension orthostatique ? Merci pour votre attention.
— Arnaud (Ille-et-Vilaine)
Bonjour Arnaud, la maladie peut s’accompagner parfois d’une atteinte de certains des systèmes nerveux qui régulent la tension artérielle. Les médiaments antiparkinsoniens sont aussi susceptibles de faire baisser la tension artérielle.
13h10
VOS QUESTIONS
Mon beau-père et sa fille sont atteints de la maladie de Parkinson. Quels sont les risques de contracter la maladie pour mon mari et nos deux filles ?
— Marie-Hélène (Morbihan)
Bonjour Marie-Hélène, dans 10 à 15 % des cas, la maladie peut être déclenchée par une anomalie génétique sur un seul gène. Dans ces rares situations, plusieurs cas peuvent être présents dans la famille.
En fonction de la modalité de transmission, il peut effectivement y avoir un plus grand risque de survenue de maladie chez les frères et sœurs ou chez les enfants d’une personne malade.
Le neurologue et le généticien peuvent aider à préciser ce risque et parfois proposer des analyses génétiques complémentaires à la personne malade.
13h08
VOS QUESTIONS
Je constate chez mon père de 88 ans une dégradation de son état de santé, notamment la nuit où il se lève maintenant fréquemment. Il est aussi plus fatigué la journée, fait plus de chutes, semble plus perturbé. La modification dans la périodicité de prise de son traitement Modopar 62,5 mgrs qu’il suit depuis 2023 (autrefois selon une fréquence 12h, 15h, 22h et maintenant matin, midi et soir) peut-elle être la cause de la dégradation rapide de sa santé ?
— Nathalie, Deux-Sèvres
Bonjour Nathalie, la dégradation de l’état de santé de votre père est probablement multifactorielle : la maladie, les autres problèmes de santé et l’âge. Les effets indésirables du traitement peuvent jouer aussi. Ce facteur bien que jouant pour peu est toutefois le principal en partie accessible à une correction. Il est important de refaire le point avec le médecin traitant et si besoin un neurologue ou un gériatre.
13h07
VOS QUESTIONS
La maladie de Parkinson est dû à quoi ? On dit qu’elle n’est pas héréditaire mais plusieurs personnes d’une même famille peuvent-ils l’avoir ?
— Pascale
Bonjour Pascale, dans 85 à 90 % des cas, la maladie n’est pas héréditaire dans le sens où une seule anomalie génétique ne suffit pas à la déclencher. Il y a par contre des facteurs génétiques qui peuvent favoriser sa survenue lorsqu’ils sont associés à d’autres facteurs génétiques et d’autres facteurs environnementaux. Dans 10 à 15 % des cas, la maladie peut être déclenchée par une anomalie génétique sur un seul gène. Dans ces rares situations, plusieurs cas peuvent être présents dans la famille.
Des facteurs environnementaux sont probablement en jeu dans la majorité des cas. Les pesticides, et certains solvants comme le trichloréthylène, font partie des principaux facteurs identifiés comme susceptibles de jouer un rôle.
La démonstration de l’implication d’un facteur environnemental n’est jamais simple car elle se fait par accumulation successive sur de nombreuses années et les facteurs environnementaux se combinent entre eux ainsi qu’avec les facteurs de risque génétique individuels.
13h06
NOS VIDÉOS
Pour prendre efficacement en charge les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, (20000 en Bretagne), le service de neurologie du CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine) s’est doté d’un parcours de soins coordonné et aussi d’un réseau mettant en relation tous les acteurs de cette pathologie.
Le parcours de soins permet aux patients, en une seule journée, de rencontrer plusieurs spécialistes qui vont faire un bilan complet de l’évolution de la maladie et proposer les solutions thérapeutiques les plus adaptées lors de réunions multidisciplinaires. Les explications des Dr Sophie Drapier et Frédérique Leh.
13h05
VOS QUESTIONS
Je viens de supprimer Sifrol. Je prends donc Stalevo 125, 5 fois par jour. J’ai des nouveaux symptômes très angoissants, comme des raideurs au niveau des jambes. Mais surtout, j’ai l’impression d’avoir des contractions à l’intérieur des jambes. Je prends le dernier vers 11h mais certaines nuits je suis éveillé de bonne heure avec ses symptômes. Mon neurologue est surchargé et ne peut me rappeler. Mon docteur généraliste ne peut me répondre. Mon prochain rendez-vous chez le neurologue est en juillet. Que dois-je faire en attendant ce rendez-vous ?
— Gérard (Vendée)
Bonjour Gérard. Effectivement, les ajustements du traitement que pourra proposer le neurologue aideront à mieux contrôler ces symptômes gênants.
Dans l’attente du rendez-vous, les approches non médicamenteuses peuvent être utiles : activité physique adaptée, kinésithérapie, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose.
13h05
VOS QUESTIONS
Bonjour. J’ai 70 ans, diagnostiquée Parkinson débutant sur examen clinique/neurologue le 25 mars 2026. Rien à signaler sur l’IRM, traitée par Modopar 62,5X2 puis 125×2 à partir du 9 avril 2026. Puis-je espérer une période d’accalmie de mes symptômes qui sont légers (tremblements du bras droit, perte du ballant bras droit, fatigue à la marche, orteils et mains qui s’engourdissent la nuit) ? Merci pour vos réponses. Je suis d’autant plus angoissée que ma profession était infirmière.
— Ghislaine
Bonjour Ghislaine. Tous les éléments que vous indiquez sont rassurants et laissent attendre une période prolongée de bon contrôle des symptômes.
Pour rendre cette dernière la plus longue possible, les approches non médicamenteuses ne sont pas à négliger : mise en place d’activité physique adaptée, kinésithérapie, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose, et surtout maintien d’une vie sociale la plus normale possible.
13h05
VOS QUESTIONS
Détecté Parkinson depuis 5 ans, je ne suis pas encore stabilisé et médicalisé toutes les deux heures. Je suis à la fois touché par de l’hypotension et hypertension ce qui présente des difficultés dans mon quotidien. La fatigue soudaine m’empêche d’avoir des activités physiques (comme la marche). Qu’en pensez-vous ? Y a-t-il des solutions ?
— Gérard
Bonjour Gérard, il est difficile de répondre à votre question. La maladie et les traitements antiparkinsoniens ont tendance à faire diminuer la tension artérielle. Il est important d’en parler à votre médecin traitant qui pourra vous orienter si besoin pour contrôler les facteurs de risques cardiovasculaires.
Ensuite, parlez-en avec votre neurologue qui pourra voir s’il est possible d’ajuster le traitement. La fatigue peut être multifactorielle, le fait d’avoir une mauvaise qualité de sommeil, la somnolence… donc difficile d’y répondre précisément.
13h04
VOS QUESTIONS
J’ai des tremblements des mains et une hypersialorrhée. Ayant 85 ans, on m’a détecté un syndrome parkinsonien débutant. En plus j’ai une hypotension orthostatique. Je n’ai aucun traitement pour le moment, l’atropine étant contre-indiquée à cause de problèmes cardiaques. Que me conseillez vous ? La maladie ne risque-t-elle pas de s’aggraver plus rapidement sans traitement ?
— Jean-Claude, Ille-et-Vilaine
Bonjour Jean-Claude, difficile de répondre précisément à votre question sans consultation. Pour l’hypersalivation, des injections de toxine botulique dans les glandes salivaires peuvent être utiles. La Dopa qui est un traitement symptomatique efficace et bien supporté est généralement utilisable même en cas de problème cardiaque. Il faut toutefois que la gêne motrice soit suffisamment conséquente pour initier progressivement et prudemment le traitement.
13h03
VOS QUESTIONS
Bonjour. Mon examen de Datscan du 19 mai 2015 a montré les résultats suivants : – striatum : L-R : 0,9 – putamen : L-R : 0,63 (altération) – caudate : L-R : 1,39. Et, depuis ces résultats, je suis suivi avec le traitement progressif de L-Dopa pris 5 fois par jour dont le maximum, à ce jour, est de 1000mg. Pourriez-vous m’indiquer s’il vous plaît s’il existe une nouveauté de traitement putaminal ? Avec mes remerciements.
— J.C (Maine-et-Loire)
Difficile de répondre précisément à cette question sans consultation neurologique, cher lecteur. Si par contre par traitement putaminal, vous entendez les greffes de cellules souches, l’intérêt du traitement de maladie de Parkinson par l’injection de cellules souches est encore très débattu.
Il faut bien comprendre qu’un tel traitement ne permet pas de guérir la maladie comme il peut faussement le laisser entendre. Les cellules souches ne viennent en effet pas remplacer les cellules qui ont été perdues dans la maladie. Elles sont en effet implantées à un autre endroit du cerveau, la région où les cellules qui ont été perdues apportent de la dopamine. Ces cellules souches fonctionnent donc comme des « petites usines » qui apportent dans le cerveau de la dopamine, comme le font aujourd’hui les médicaments antiparkinsoniens, en particulier lorsque ces derniers sont donnés de façon continue par des pompes.
Il faut enfin garder en tête que l’innocuité, à moyen et long termes de ce type de traitement, est encore mal connue (pour permettre d’obtenir des cellules souches utiles, tout un traitement complexe est appliqué sur les cellules prélevées chez la personne, et ces traitements sont en particulier à risque d’entraîner des cancers).
Enfin, comme cela a été observé chez des personnes qui avaient été traitées par des greffes de cellules fœtales il y a quelques années, la maladie touche les cellules greffées. Ce sera probablement le cas avec les cellules souches. Il faut donc attendre d’autres études qui valideront l’intérêt de cette technique en particulier en démontrant son efficacité par rapport aux traitements existants, comme les médicaments en administration continue ou la neurostimulation cérébrale profonde, pour qu’un tel traitement soit disponible en Europe et aux États-Unis.
13h02
VOS QUESTIONS
Je suis Parkinsonien, j’ai 84 ans, de forme axiale invalidante et sous Modopar 4 fois par jour. Le traitement a-t-il son utilité ?
— Anne-Marie (Loire-Atlantique)
Bonjour Anne-Marie, difficile de répondre précisément à votre question sans consultation. Le traitement par DOPA a probablement son utilité, mais son dosage doit être adapté à l’effet sur vos symptômes et aux éventuels effets secondaires.
Les approches non médicamenteuses sont importantes et plus encore dans les formes axiales : mise en place d’activité physique adaptée, kinésithérapie, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose, et surtout maintien d’une vie sociale la plus normale possible.
13h01
VOS QUESTIONS
Le café et le thé sont-ils parmi les aliments à éviter ?
— Anne-Marie (Loire-Atlantique)
Le café et le thé ne sont pas forcément mauvais en soi et leur effet dépend varie d’une personne à l’autre. Chez certains, ils ont une certaine efficacité, et chez d’autres, ils majorent le stress et éventuellement le tremblement. Lors d’une prise importante de thé, il faut faire attention au risque de baisse des apports en fer (le thé en réduit l’absorption).
13h00
VOS QUESTIONS
Comment améliorer le sommeil ? Ma jambe gauche est de plus en plus déficiente.
— Jean (Côtes-d’Armor)
Bonjour Jean, difficile de répondre précisément à votre question sans consultation. Des ajustements du traitement peuvent être utiles pour améliorer la qualité du sommeil.
Les approches non médicamenteuses sont aussi importantes : mise en place d’activité physique adaptée, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose. Il faut faire attention aussi aux perturbateurs du sommeil : excitants, alcool, écran, etc.
12h59
VOS QUESTIONS
Bonjour, est-ce qu’une IRM du cerveau peut diagnostiquer la maladie de Parkinson ? Et comment demander à son médecin traitant de faire des analyses pour détecter cette maladie ?
— Françoise
Bonjour Françoise. Le diagnostic repose essentiellement sur l’interrogatoire et l’examen clinique réalisé par un médecin, en particulier un neurologue. Il est tout à fait fiable, dans la majorité des cas car les signes de la maladie sont spécifiques.
VOS QUESTIONS
Quels sont les facteurs de risque connus ou fortement suspectés de la maladie de Parkinson ?
— Patrick, Morbihan
Bonjour Patrick, des facteurs génétiques existent mais jouent pour une partie seulement. Les facteurs environnementaux ont un rôle plus important, en particulier les pesticides et certains solvants.
Chaque personne a en fait sa propre accumulation de facteurs de risque qui à partir d’un certain seuil va entraîner le déclenchement de la maladie.
12h56
VOS QUESTIONS
Est-ce qu’un choc émotionnel peut accentuer la maladie plus rapidement ?
— Lucie
Oui Lucie, un choc émotionnel peut accentuer les symptômes de la maladie ; et parfois même la révéler. Cela souligne l’importance d’une bonne gestion des émotions et l’intérêt d’un accompagnement si besoin.
12h56
NOS ARTICLES
Selon Santé publique France, l’âge moyen du diagnostic de la maladie de Parkinson se situe autour de 75-80 ans. Originaire de Brest (Finistère), Erwan Grall avait 42 ans quand il a appris sa pathologie. Il a dû arrêter son métier de régisseur lumière, et anime aujourd’hui des groupes de parole. Il a également écrit un livre, « La solitude du mouvement ». Voici son témoignage.
« Il ne faut pas se renfermer sur soi » : ce Breton est atteint de Parkinson depuis l’âge de 42 ans
12h55
VOS QUESTIONS
J’ai beaucoup de soubresauts la nuit, y peut-on quelque chose ? J’ai également des difficulté d’élocution malgré l’orthophoniste, que me conseillez-vous ?
— Anne-Marie (Loire-Atlantique)
Anne-Marie, là encore, difficile de répondre précisément à votre question sans consultation. Les difficultés d’élocution ne sont pas rares dans la maladie de Parkinson. L’orthophonie est un traitement important. Il est utile de pratiquer le plus régulièrement possible les exercices proposés par l’orthophoniste et tout ce qui peut aider à améliorer la voix : le chant et/ou le théâtre (ce peut être en groupe pour son effet social positif et/ou en individuel). Comme pour un sportif de haut niveau, c’est la régularité de l’entrainement qui est la clé.
12h54
VOS QUESTIONS
Peut-on mourir de Parkinson ?
— Lucie
Bonjour Lucie. On ne meurt pas directement de la maladie de Parkinson, mais de ses conséquences quand la motricité est très altérée. Depuis que des traitements efficaces existent, la durée de la maladie s’est clairement allongée. L’objectif reste toutefois de garder aussi une qualité de vie correcte le plus longtemps possible.
12h53
VOS QUESTIONS
Agé de 85 ans, on vient de me détecter une suspicion de syndrome parkinsonien. Je n’ai pas de traitement, l’atropine étant contre-indiquée cause pathologie cardiaque. J’ai été hospitalisé la semaine dernière suite à deux gros malaises (dysarthrie et asthénie). Quatre scanners et un électroencéphalogramme (EEG) n’ont rien révélé. Par contre, une hypotension orthostatique sévère détectée. Pouvez-vous me dire comment la maladie va évoluer et, surtout, si un médicament peut retarder la maladie ?
— Jean-Claude
Bonjour Jean-Claude, difficile de répondre précisément à votre question sans consultation, d’autant qu’il semble que vous présentiez plusieurs problèmes de santé intriqués. Il faut en parler avec votre médecin traitant et, si besoin, avec un neurologue ou un gériatre.
12h52
VOS QUESTIONS
Quels sont les nouveaux traitements qui se généralisent actuellement ou dans les toutes prochaines années ?
— Alain
Les objectifs des traitements actuellement en développement sont surtout d’essayer de freiner le processus évolutif de la maladie. Plusieurs pistes sont testées dans le cadre d’essais thérapeutiques. Et si l’efficacité est confirmée avec des effets indésirables acceptables, ils seront commercialisés dans les années à venir.
12h51
VOS QUESTIONS
J’ai 84 ans et j’ai des tremblements, des vertiges et des pertes d’équilibre. Je prends du Modopar 62,5. Est-ce que ce médicament ralenti la progression de la maladie ou réduit-il seulement les symptômes ?
— Marie-Annick
Bonjour Marie-Annick. Les traitements médicamenteux agissent essentiellement en réduisant les symptômes de la maladie. Seule l’activité physique régulière a actuellement montré une efficacité pour ralentir la progression.
Les autres approches non médicamenteuses jouent aussi leur rôle : kinésithérapie, soutien psychologique si besoin, mais aussi parfois sophrologie, relaxation, méditation, hypnose, et surtout maintien d’une vie sociale la plus normale possible.
12h50
VOS QUESTIONS
Que pensez-vous du Mucuna pruriens en complément du Modopar (à raison de 5 prises par jour en 185 mg) ?
— Christelle, Yvelines
Bonjour Christelle, le Mucuna permet d’apporter un peu de dopamine au cerveau, mais à des taux bien moindres que la Dopa comme le Modopar. Mais il n’y a pas de problème à l’utiliser en complément s’il vous fait du bien.
12h50
VOS QUESTIONS
J’ai Parkinson et de gros troubles du sommeil. Si la mélatonine ne fonctionne pas, que proposez-vous pour l’amélioration du sommeil ?
— Christelle, Yvelines
Bonjour Christelle, il est difficile de répondre précisemment à votre question. La posologie de Mélatonine peut être ajustée. Si ces ajustements ne suffisent pas, il est important d’identifier les troubles du sommeil : est-ce en lien avec la maladie de Parkinson, en lien avec une état de sous-correction. Si l’ensemble ne permet pas d’améliorer l’état moteur, les prises en charge non-thérapeutiques comme la relaxation, l’hypnose, la cohérence cardiaque, les habitudes d’hygiène de sommeil peuvent également aider à avoir une meilleure qualité de sommeil.
12h49
VOS QUESTIONS
Mes problèmes cardiaques sont dus a une fibrillation auriculaire, une hypertension artérielle, j’ai subi deux interventions pour ablation des cellules nerveuses et suis porteur d’un pacemaker. Est-ce un problème pour commencer un traitement pour Parkinson ?
— Jean-Claude
Bonjour Jean-Claude, la présence d’autres problèmes de santé rendent plus délicate l’initiation d’un traitement antiparkinsonien mais ne l’empêche pas. Comme pour tout traitement, la décision dépend de la nature des symptômes et de leur gêne, de vos attentes et du risque d’effets secondaires.
12h48
VOS QUESTIONS
Le Japon a approuvé, vendredi 6 mars 2026, la commercialisation de produits de médecine régénérative par cellules souches contre des maladies cardiaques et Parkinson Est-ce que nous, patients Parkinsoniens français et européens, allons en bénéficier ?
— Isabelle (Loire-Atlantique)
Bonjour Isabelle. L’intérêt du traitement de maladie de Parkinson par l’injection de cellules souches est encore très débattu. Il faut bien comprendre qu’un tel traitement ne permet pas de guérir la maladie comme il peut faussement le laisser entendre. Les cellules souches ne viennent en effet pas remplacer les cellules qui ont été perdues dans la maladie. Elles sont en effet implantées à un autre endroit du cerveau, la région où les cellules qui ont été perdues apportent de la dopamine.
Ces cellules souches fonctionnent donc comme des « petites usines » qui apportent dans le cerveau de la dopamine, comme le font aujourd’hui les médicaments antiparkinsoniens, en particulier lorsque ces derniers sont donnés de façon continue par des pompes.
Il faut enfin garder en tête que l’innocuité à moyen et long termes de ce type de traitement est encore mal connu (pour permettre d’obtenir des cellules souches utiles, tout un traitement complexe est appliqué sur les cellules prélevées chez la personne et ces traitements sont en particulier à risque d’entraîner des cancers).
Enfin, comme cela a été observé chez des personnes qui avaient été traitées par des greffes de cellules fœtales il y a quelques années, la maladie touche les cellules greffées. Ce sera probablement le cas avec les cellules souches. Il faut donc attendre d’autres études qui valideront l’intérêt de cette technique en particulier en démontrant son efficacité par rapport aux traitements existants, comme les médicaments en administration continue ou la neurostimulation cérébrale profonde, pour qu’un tel traitement soit disponible en Europe et aux États-Unis.
12h46
VOS QUESTIONS
À quelle vitesse évolue la maladie à partir de 75 ans ? A part le Modopard, y a-t-il d’autres médicaments ? Cette maladie est-elle mortelle ? Merci.
— Yvon (Finistère)
Bonjour Yvon, merci pour votre question. La maladie évolue à des vitesses très variables d’une personne à l’autre. Elle peut être aussi modulée en fonction des autres maladies présentes ou des facteurs de risque cardiovasculaire. Il existe de nombreux traitements médicamenteux pour la maladie de Parkinson, la DOPA (comme le Modopar mais il existe d’autres marques) est souvent à la base du traitement de la maladie.
Les traitements non médicamenteux, comme l’activité physique et la kinésithérapie, sont importants et ne sont pas à négliger. La maladie de Parkinson est aussi mortelle que la vie de tout un chacun. Grâce aux traitements actuels (médicamenteux et non médicamenteux), l’impact de la maladie sur la durée de vie a été fortement réduit.
L’objectif du traitement n’est pas uniquement de prolonger la vie des malades, mais surtout la vie en bonne forme physique et psychique.
12h44
VOS QUESTIONS
Pourquoi y a-t-il autant d’erreurs de diagnostic notamment entre Parkinson et la maladie à corps de Lewyv ? 65% des MCL n’étant pas détectés. Alors que ces maladies sont très proches et que 45 % des Parkinsoniens évoluent vers une démence.
— Monique (Ille-et-Vilaine)
Bonjour Monique. Les deux maladies font partie d’une même famille de maladie avec des passages de l’une à l’autre. De façon schématique, la maladie de Parkinson est restreinte ou l’est sur de nombreuses années à l’atteinte de système moteur alors que ce qui est appelée en France la maladie à corps de Lewy est en quelque sorte une maladie d’emblée plus diffuse dans le cerveau avec des signes d’atteinte intellectuelle et des signes moteurs. Ces derniers étant présents parfois d’emblée, parfois tardivement.
Attention, dans la littérature internationale, le terme maladie à corps de Lewy désigne l’ensemble maladie de Parkinson et démence à corps de Lewy, car dans ces deux maladies sont présents des corps de Lewy. Signalons enfin que le terme « démence » en anglais n’a pas le même sens qu’en français : la traduction appropriée est plutôt atteinte cognitive (intellectuelle) invalidante.
12h43
VOS QUESTIONS
Y a-t-il un test de dépistage ? J’ai entendu parler de tests à partir de cheveux. Est-ce probable/sérieux ?
— Colette (Pyrénées Orientales)
Bonjour Colette, il n’y a pas actuellement de test de dépistage biologique de la maladie de Parkinson. Des facteurs de risques génétiques peuvent être détectés par des tests salivaires par exemple (des tests payants proposés par des entreprises privées à but lucratif dans certains pays), mais cela n’indique qu’une probabilité un peu plus élevée d’avoir la maladie mais bien sûr sans aucune certitude de la développer de son vivant, car de nombreux autres facteurs en particulier environnementaux sont aussi en jeu. Nous avons toutes et tous des risques de développement plus ou moins élevés de toute maladie neuroévolutive, cancer, diabète, etc.
12h42
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Alors qu’elle n’avait que 33 ans, Élodie Garcès a appris qu’elle souffrait de la maladie de Parkinson. Une nouvelle qui a radicalement chamboulé sa vie. Près de dix ans plus tard, elle a retrouvé le sourire grâce à une longue opération qui a sensiblement réduit ses symptômes. Avec humour, la mère de famille raconte son quotidien et ses galères sur les réseaux sociaux. Elle raconte.
TÉMOIGNAGE. Atteinte de la maladie de Parkinson depuis ses 33 ans, elle raconte son parcours
12h41
VOS QUESTIONS
Comment croire que Parkinson n’est pas héréditaire quand dans notre famille plusieurs membres de la fraterie du côté maternel sont touchés ? Ai-je plus de probabilité d’être atteint ?
— Un lecteur des Côtes-d’Armor
Dans 85 à 90 % des cas, la maladie n’est pas héréditaire dans le sens où une seule anomalie génétique ne suffit pas à la déclencher. Il y a par contre des facteurs génétiques qui peuvent favoriser sa survenue lorsqu’ils sont associés à d’autres facteurs génétiques et d’autres facteurs environnementaux.
Dans 10 à 15 % des cas, la maladie peut être déclenchée par une anomalie génétique sur un seul gène. Dans ces rares situations, plusieurs cas peuvent être présents dans la famille. En fonction de la modalité de transmission, il peut effectivement y avoir un plus grand risque de survenue de maladie chez les frères et sœurs ou chez les enfants d’une personne malade.
Le neurologue et le généticien peuvent aider à préciser ce risque et parfois proposer des analyses génétiques complémentaires à la personne malade.
12h39
VOS QUESTIONS
Quels sont les signes que la maladie est avancée ? Par exemple, est-ce qu’avoir une semaine entière de fatigue intense où chaque effort est un fardeau est un signe d’avancement de la maladie car avant je n’avais pas de semaine comme ça.
— Fabienne (Vendée)
Bonjour Fabienne. La maladie évolue de façon très variable d’une personne à l’autre : parfois avec une réponse moins régulière au traitement, la survenue de troubles de l’équilibre ou des difficultés intellectuelles. Même s’il y a parfois des décompensations rapides à l’occasion d’un événement médical intercurrent, le plus souvent les changements sont lents à l’échelle de mois ou d’années.
Des variations d’une semaine à l’autre sont plus souvent liées à une accumulation de fatigue physique ou psychologique, comme tout un chacun peut le ressentir, mais ce peut être amplifié en cas de maladie de Parkinson.
12h38
VOS QUESTIONS
Est-ce que avoir à côté de la maladie de Parkinson d’autre problèmes tel que de l’hypertension et du diabète favorisent une évolution plus rapide de la maladie ?
— Fabienne (Vendée)
Merci pour votre question, Fabienne. Oui, car le diabète et l’hypertension altèrent avec le temps les vaisseaux sanguins et peuvent entraîner les lésions cérébrales. Ces lésions aggravent la maladie de Parkinson en ajoutant d’autres déficits neurologiques et en rendant plus sensibles à certains effets indésirables du traitement.
Ces facteurs sont essentiels à corriger dans le cas de la maladie de Parkinson comme chez toutes et tous. Leur bonne correction retarde en effet la survenue de la maladie comme pour d’autres maladies neuro-évolutives telle que la maladie d’Alzheimer.
12h35
VOS QUESTIONS
Bonjour. Comment nuancer et différencier les tremblements essentiels et la maladie de Parkinson ? Depuis au moins 10 ans chez une personne de 77 ans.
— Isabelle (Ille-et-Vilaine)
Bonjour Isabelle. Le diagnostic entre tremblements essentiels et tremblement de la maladie de Parkinson est effectué par l’examen clinique du médecin en particulier neurologue. Le plus souvent, la différence ne pose pas grand problème. Dans certains cas plus difficiles, le neurologue s’aide d’un examen complémentaire : la scintigraphie cérébrale au Dat-scan.
De façon schématique, dans le tremblement essentiel, il n’y a que du tremblement, présent lors des tenues des postures ou lors des gestes. Il y a souvent une composante familiale et un caractère ancien d’aggravation très lentement progressive. Dans la maladie de Parkinson, le tremblement est plutôt présent lorsqu’il n’y a pas de mouvement effectué par le membre touché et d’autres signes neurologiques comme la difficulté à effectuer des gestes répétés et un ralentissement.
12h33
VOS QUESTIONS
Comment peut on aider quelqu’un qu’on a connu sain et qui vient vous voir et vous dit je suis atteint par la maladie de Parkinson des larmes dans les yeux et déjà très affaibli ? Comment réagir, comment l’aider ?
— Marc (Ille-et-Vialine)
Merci pour votre question, Marc. Être une personne qui accompagne une personne atteinte d’une maladie chronique n’est pas toujours facile. On a du mal à trouver les mots. Il est important d’être bienveillant et à l’écoute même si nous n’avons pas de solutions et pas de réponse. Il ne faut pas hésiter à l’encourager à parler de ses difficultés à son médecin traitant et ou neurologue qui pourra l’orienter si besoin vers un soutien psychologique. C’est souvent utile et à ne pas négliger. L’annonce d’une maladie chronique bouleverse en effet tout notre équilibre (qu’il soit familial, professionnel et social).
12h31
VOS QUESTIONS
J’ai des tremblements excessifs du côté gauche a tel point que ma main gauche est très maladroite. Ma main droite tremble par moment. Que faire ?
— Jean-Luc
Bonjour Jean-Luc, il est difficile de répondre à votre question sans consultation. Il y a de nombreuses causes de tremblement : le tremblement essentiel, très fréquent, la maladie de Parkinson, ou parfois uniquement une accentuation du tremblement physiologique (normal) par le stress ou les émotions. Il est utile de consulter un médecin car des traitements efficaces existent dans la majorité des cas.
12h30
VOS QUESTIONS
Comment diagnostiquer la maladie ?
— Rozenn (Ille-et-Vilaine)
Bonjour Rozenn. Le diagnostic repose essentiellement sur l’interrogatoire et l’examen clinique réalisé par un médecin, en particulier un neurologue. Il est tout à fait fiable dans la majorité des cas car les signes de la maladie sont spécifiques.
Dans les situations difficiles, il est possible de réaliser ce qu’on appelle une scintigraphie cérébrale au Dat-scan qui permet de déterminer s’il existe ou non un déficit en dopamine.
12h27
Posez vos questions
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12h27
Une heure et demie d’échanges avec deux experts
La rédaction de Ouest-France vous propose de poser toutes vos questions au professeur Philippe Damier, neurologue et spécialiste reconnu de la maladie de Parkinson, et Marylène Jacq-Foucher, infirmière spécialisée, qui accompagne au quotidien des patients et leurs proches.
Ces deux spécialistes du CHU de Nantes (Loire-Atlantique) répondent à toutes vos interrogations, en direct, ce mardi 7 avril, à partir de 12 h 30.
12h27
Bonjour à toutes et à tous !
Soyez les bienvenu(e)s dans ce direct dédié à la maladie de Parkinson.