« On m’a donné un pain de terre et on m’a laissé devant cette masse pendant 4 heures sans consignes précises », commence Martine Hiaa. Après avoir commencé à malaxer doucement l’argile, elle l’a attaquée plus énergiquement jusqu’à donner vie à une femme. Cette expérience fut une véritable révélation : la sculpture est alors devenue une passion pour elle.

En s’installant à Châteauneuf-les-Martigues il y a 5 ans, elle a décidé de se rendre à l’École d’art plastique de Marignane pour poursuivre cette activité manuelle si particulière. Elle raconte : « Au début, je ne créais que des petits sujets bruts qui étaient issus de mon imagination. Aujourd’hui ils sont plus grands mais je ne travaille à partir d’aucun support ».

Lors des différents cours, elle a progressivement appris à travailler les détails, ajouter des couleurs pour rehausser les traits de son œuvre et perfectionner ses techniques en effectuant des drapés, par exemple.

« Quand on commence à sculpter c’est pour soi. Cela me défoule. Auparavant, ma tête et mon corps n’étaient jamais en accord. Avec l’art-thérapie, ils sont à nouveau en harmonie », souligne-t-elle en riant.

Une technique qui évolue avec le temps

À chaque nouvelle créatio…