Le « boss » de TF1 s’impatiente : Rodolphe Belmer réclame une régulation plus ferme de la plateforme YouTube, qu’il avait qualifiée, fin mars 2026, de « passager clandestin » du paysage audiovisuel. Pour lui, la filiale de Google fausse le jeu face aux chaînes, assujetties à des règles plus contraignantes, rapporte PureMédias.
Imposer les mêmes contraintes
Le dirigeant dénonce le modèle de YouTube, qui bénéficie de l’absence de coûts de programme, de préfinancement des œuvres et des obligations publicitaires imposées aux diffuseurs. Selon lui, les acteurs traditionnels, fragilisés par les chutes d’audience et la pression publicitaire, font face à « une concurrence qu’ils ne savent pas suivre ».
Rodolphe Belmer souhaiterait donc un « champ de concurrence équitable » et avance une piste : imposer à YouTube des obligations d’investissement dans la création européenne, voire dans l’animation, secteur très « consommé » par les moins de 15 ans.
PureMédias signale que YouTube se défend en rappelant qu’elle n’est « ni un producteur, ni un éditeur de contenus, mais une plateforme de partage de vidéos ». En parallèle, TF1 cherche donc à renforcer son partenariat avec Netflix afin de pousser ses programmes à la demande et mieux capter un public qui zappe de plus en plus la télé classique.