« Quelle joie immense de voir Cécile ! Elle est extraordinaire, cette fille ! » lance un soutien de la première heure, qui n’a pas manqué la prise de parole dans la cour de l’Élysée. Il a encore sous le bras une autre banderole. Celle qui accompagnait les membres du comité de soutien lors de leurs rassemblements, à Mulhouse notamment. « Je ne sais pas où elle trouve toute cette énergie… Ces derniers jours, c’est elle qui remontait le moral de ses parents, inquiets de la situation en Iran », décrit-il.
« On n’a jamais lâché, ici et dans les environs »
La banderole noire qui barre la façade de l’hôtel de ville et son slogan exigeant la libération des otages français en Iran est encore en place. D’ailleurs, le maire Marcello Rotolo l’a redit : cette banderole, c’est Cécile Kohler elle-même qui viendra le détacher quand l’occasion se présentera.
Perché sur un escabeau, le premier magistrat a, pour sa part, affiché les cinq lettres du mot « libre » à côté du visage souriant de la jeune femme qui a grandi dans la commune et dont la mère est toujours élue au conseil municipal.
Le maire a également remercié les Soultziens. « On n’a jamais lâché, ici et dans les environs. Sans vous, la situation ne serait peut-être pas celle que nous connaissons aujourd’hui. C’est la pression du collectif qui fait avancer les choses », se réjouit-il. Son adjoint Rémy Aubertin a ensuite lu le célèbre poème Liberté de Paul Éluard, suivi d’applaudissements de la foule.