Un détenu de la zone carcérale de l’Hôtel de Police de Lausanne, transféré au CHUV dans un état grave le 3 novembre, est décédé aux soins intensifs dans la nuit du 9 décembre. Une instruction pénale a été ouverte par le Ministère public afin de déterminer les circonstances de sa mort.
Le 3 novembre, un homme détenu dans la zone carcérale de l’Hôtel de Police de Lausanne a été retrouvé en détresse respiratoire peu après midi. Transféré d’urgence au CHUV avec un pronostic vital engagé, il a passé plus d’un mois en soins intensifs avant de succomber le 9 décembre.
Dans un communiqué, le Ministère public vaudois indique avoir ouvert une enquête pour comprendre ce qui s’est passé dans la cellule et déterminer les causes du décès. Les investigations, confiées au Détachement d’investigations spéciales policières (DISPO), incluent l’audition du personnel de la zone carcérale présent ce jour-là.
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Les premiers examens externes n’ont révélé aucune trace de violence, selon le Ministère public, mais une autopsie a été ordonnée par le Centre universitaire de médecine légale. L’instruction se poursuit, sans autre précision pour l’instant.
La victime, un Algérien de 40 ans sans domicile connu en Suisse, était détenu dans la zone carcérale de l’Hôtel de Police depuis la nuit du 18 au 19 octobre dernier, à la suite d’un cambriolage d’un garage à St-Prex (VD). Il était placé sous le régime de la détention provisoire, au bénéfice de la présomption d’innocence.
Pour mémoire, en mai dernier, un autre homme, Michael, d’origine nigériane, est décédé dans les locaux de la Police municipale. Il avait auparavant été interpellé en raison de soupçons d’activité liée au domaine des stupéfiants.
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Miroslav Mares avec ats