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Les conditions de prise en charge des blessés ukrainiens laissaient craindre à juste titre une accélération de l’émergence de bactéries résistantes. Sur le champ de bataille, les soldats blessés dans les tranchées sont soignés dans l’urgence dans un premier temps, mais leur transfert vers un hôpital de campagne est compliqué par les attaques de drones russes, comme le rapportait récemment une médecin volontaire au journal britannique The Telegraph. De quoi rallonger le temps d’attente, dans des conditions d’hygiène suboptimales, avant de recevoir le traitement adéquat, et donc de favoriser les infections opportunistes en particulier résistantes aux antibiotiques à large spectre qui leur sont administrés.

Selon un article paru en avril 2023 dans le Lancet Infectious Diseases, plusieurs études menées dès 2014 avaient montré que les infections des plaies des soldats engagés dans le conflit à l’est de l’Ukraine impliquaient une part importante de germes résistants à des antibiotiques de très large spectre, comme les carbapénèmes et les céphalosporines les plus puissantes. Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, et les attaques contre les civils se multipliant, cette observation s’est confirmée et même amplifiée. Dès novembre 2022, le directeur médical adjoint chargé de l’anesthésiologie et des soins intensifs à l’hôpital pour enfants Saint-Nicolas de Lviv, en Ukraine rapportait dans le même article qu’au moins deux tiers des patients de cet hôpital étaient porteurs de souches bactériennes et multirésistantes.