Hier à 18:00 – par Thomas Fourcroy

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Le jeudi 9 avril à 21h10, France 4 diffuse Ils sont vivants. Un film né d’une histoire vraie, celle de l’amour entre une calaisienne et un clandestin, vécue par une certaine Béatrice Huret.

Dévoilé en 2021 dans les salles obscures de l’Hexagone Ils sont vivants est diffusé ce jeudi soir sur France 4. Signé Jérémie Elkaïm, acteur dont c’est le premier film en tant que réalisateur, il compte sur une distribution composée de Marina Foïs, Seear Kohi, Laetitia Dosch, Igor van Dessel, Antoine Chappey, Geneviève Mnich, Jan Hammenecker, Benoît Carré ou encore Souleymane Sylla. Ils sont vivants, un film inspiré d’une véritable histoire d’amour.

Ils sont vivants : l’amour hors la loi de Béatrice et Mokhtar

Vivant avec son fils et sa mère, Béatrice est veuve depuis peu de temps. Un quotidien gris qui va prendre une tournure inattendue avec une rencontre… Celle d’un professeur iranien en exil, Mokhtar, arrivé clandestinement sur le sol français. Un homme qui, en plus de bousculer ses convictions, va lui faire découvrir à nouveau l’amour. Au grand dam des siens et de la loi… Cette histoire, c’est celle de Béatrice Huret. Un récit partagé dans un roman autobiographique, paru en 2017 : Calais mon amour. Adhérente au Front national « pour faire comme les autres », comme elle l’aura confié au site Ash, elle a ensuite une militante engagée au plus près des migrants de la « jungle » de Calais. Un lieu qui l’aura marqué, comme elle l’explique au même micro : « Je me suis dit, que nous n’étions pas en France. Comment était-ce possible d’avoir des personnes dans la boue, dans une telle misère ? Les gens ont peur. Ils pensent que ce sont des criminels. Il suffit de les rencontrer pour se rendre compte que c’est faux. »

Jérémie Elkaïm sur son travail d’adaptation : « je redoute la bien-pensance facile »

Au départ, c’est Marina Foïs qui a eu l’idée d’adapter l’histoire de Béatrice Huret. Proche de Jérémie Elkaïm, elle a ensuite vu ses producteurs souffler l’idée à l’acteur de passer derrière la caméra. Ce dernier revient sur cette aventure dans le dossier de presse d’Ils sont vivants : « Il fallait que je sois sûr d’être capable de trouver ma place dans cette histoire. Il y avait des écueils potentiels : je ne voulais pas d’une bluette sur fond de crise des réfugiés, ni d’un film à thèse, désincarné, faux… Je redoute la bien-pensance facile. Quand j’ai compris que je pouvais traiter cette histoire de façon incarnée et intime, faire vivre les échanges de regard et l’attirance à fleur de peau des personnages, je me suis dit que ça permettrait de mettre le politique dans la chair et l’inconscient du film. »