Le club soudanais Al-Hilal a vivement critiqué, ce jeudi, la position de la Confédération africaine de football (CAF) au sujet de la crise impliquant le joueur marocain de Renaissance Berkane, Hamza El Moussaoui, à l’issue d’une audience de la commission de discipline de l’instance continentale.

Le club soudanais considère que le milieu marocain, dont l’échantillon s’est révélé positif, n’aurait pas dû prendre part à la rencontre des quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF, remportée par les Marocains.

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Pour la première fois, la FIFA évoque sa position sur la crise ayant entouré la finale de la Coupe d’Afrique des nations.

Dans un communiqué officiel, le club soudanais a déclaré : « Al-Hilal exprime sa profonde préoccupation et condamne avec la plus grande fermeté ce qui s’est passé lors de l’audience de la Commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF), aujourd’hui au Caire, dans l’affaire n° 23337 relative à l’éligibilité du joueur Hamza El Moussaoui, suite à un contrôle antidopage positif. »

Le club estime que les faits constatés ne constituent pas une simple faille procédurale, mais un affaiblissement grave des principes de base de la procédure régulière, et exprime de sérieuses réserves sur l’indépendance, la crédibilité et la légitimité des instances disciplinaires de la CAF, ainsi que sur l’intégrité du football africain dans son ensemble.

Concernant la composition de la commission de discipline, le club a ajouté : « Dès l’origine, la composition de la commission de discipline présentait un vice de forme majeur. Le président de la séance, M. Othman Keen, avait déjà pris part à la décision levant la suspension provisoire du joueur concerné, décision qui a déclenché la série d’événements ayant mené à cette affaire, créant ainsi un conflit d’intérêts manifeste et indéniable. Malgré notre objection immédiate, il s’est avéré que la partie adverse avait été informée au préalable de la composition du jury et l’avait approuvée lors d’une réunion qui s’est tenue en l’absence du club Al-Hilal.

« Violations graves »

Le communiqué poursuit : « Au cours de l’audience, des violations de procédure graves ont été constatées : l’un des membres de la commission a déclaré ne pas comprendre l’anglais, sans qu’une traduction adéquate ne lui soit fournie. De plus, notre demande de présenter à nouveau ou de clarifier nos arguments a été rejetée, et nos représentants ont été soudainement exclus alors que les délibérations et le vote se poursuivaient. Plus grave encore, alors que notre délégation était exclue, l’avocat de la partie adverse a été autorisé à rester dans la salle d’audience. Les représentants du club ont été régulièrement interrompus et empêchés de présenter leur cause de manière équitable. »

Al-Hilal ajoute : « La procédure a manqué de transparence, les informations essentielles n’ayant pas été communiquées par l’intermédiaire des représentants légaux officiels du club présents à l’audience, mais transmises de manière informelle, sans aucune trace écrite. Plus préoccupant encore, il a été suggéré – sans aucune justification – que le club change ses représentants légaux, pratique inacceptable qui soulève de sérieux doutes quant à l’équité de la procédure et laisse planer l’hypothèse d’une décision déjà arrêtée.

Il a ajouté : « Le club Al-Hilal affirme que l’audience était fondamentalement viciée, qu’elle manquait d’indépendance et d’impartialité, et qu’elle a abouti à une privation manifeste de notre droit à la défense et à être entendus. La manière dont ce processus a été mené traduit un mépris systématique des principes de justice et de transparence, et soulève de sérieux doutes quant à la capacité de la CAF à rendre la justice de manière objective et impartiale. »

Il a conclu : « De telles pratiques ne nuisent pas seulement à notre club, mais sapent la confiance dans la gouvernance de la CAF et ternisent l’image du football africain dans son ensemble. Le club Al-Hilal continuera à prendre toutes les mesures juridiques et réglementaires nécessaires pour défendre ses droits et garantir une responsabilité totale face à ces graves violations. »