Cet homme, elle raconte ne l’avoir connu que jusqu’à l’âge de deux ans, avant que sa mère ne le mette à la porte. Elle décrit un père absent, toxicomane et violent, impliqué dans des milieux liés à la drogue et disparu de sa vie après la séparation d’avec sa mère.
Celle qui se déclare sa fille de sang ne le reverra qu’en 2009. L’homme, qui s’est entretemps marié et a eu deux autres enfants, lui apparaît calme mais marqué par son passé. Le lien restera ensuite distant, avant que le contact ne soit complètement perdu. Jusqu’à ce qu’elle n’«oublie complètement» celui qu’elle affirme être son géniteur.
Aujourd’hui rattrapée par son passé, cette mère de famille confie à Blick être bouleversée par l’acte «cruel et insensé» de l’incendaire de Chiètres.
Quel impact sur l’enquête
Contacté, le procureur général du canton de Fribourg Raphaël Bourquin répond qu’il doit examiner ce témoignage avec les enquêteurs.
Le 26 mars, sur les ondes de la radio RTS, il avait déclaré que cette affaire devrait se terminer par un classement. Mais également qu’auparavant, toute la lumière devrait être faite.