DÉCRYPTAGE – De simples solutions cosmétiques au rêve de l’immortalité, entreprises et laboratoires se mettent en ordre de bataille pour prolonger l’espérance de vie.
Un micro resté ouvert a enregistré la conversation à leur insu. Mercredi 3 septembre 2025 à Tianjin (Chine), Vladimir Poutine et Xi Jinping s’avancent vers une tribune présidentielle, dressée pour un vaste défilé militaire marquant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le dictateur russe glisse à son homologue chinois : «Avec le développement de la biotechnologie, les gens peuvent vivre de plus en plus jeunes, et même atteindre l’immortalité». Xi Jinping lui rétorque «Dans ce siècle, il y a une chance de vivre jusqu’à 150 ans». À sa gauche, Kim Jong-un semble ravi.
En Russie, Vladimir Poutine prend le sujet très au sérieux. Soucieux d’afficher une hygiène de vie rigoureuse et une activité constante pour écarter toute velléité de succession, le locataire du Kremlin mise concrètement sur ces recherches. Selon le média indépendant Novaïa Gazeta, le nombre d’initiatives scientifiques financées par l’État russe visant à prolonger l’espérance de vie a été multiplié par six entre 2016 et 2025. Au-delà du financement de la recherche, sa fille, Maria Vorontsova, pilote un programme consacré au « renouvellement cellulaire » au service d’une « longévité active », signe que le président russe surveille le sujet de très près.
La longévité, «un objet de recherche en tant que tel»
Mais la longévité n’est plus une lubie de chefs d’État désireux de s’accrocher aussi longtemps que possible au pouvoir. Elle est devenue un enjeu qui irrigue désormais toute la société. Des laboratoires aux salles de sport, des start-up aux foyers, la quête d’une vie plus longue et en meilleure santé s’est imposée comme une préoccupation de masse
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