Une nouvelle flottille de militants pro-palestiniens devait partir ce dimanche de Barcelone pour Gaza. Elle a reporté son départ en raison de conditions météorologiques défavorables et va se déplacer vers un autre port proche en attendant, ont annoncé les organisateurs.

Une quarantaine d’embarcations devaient quitter Barcelone ce dimanche dans le cadre d’une nouvelle mission de la flottille d’activistes pro-palestiniens qui avait déjà tenté de rejoindre l’an dernier le territoire dévasté.

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La dégradation des conditions météorologiques dans le nord-est de l’Espagne, où des averses et de fortes ondées sont attendues dans les prochaines heures, a contraint les organisateurs à modifier leurs plans. Les embarcations vont gagner un autre port à proximité, en attendant une amélioration du temps.

« Nos équipages et nos bateaux sont prêts à partir, ce sont les conditions météorologiques qui ne le permettent pas », a expliqué à la presse Thiago Ávila, membre du comité organisateur de la Flottille globale Sumud (« sumud » signifie « résilience » en arabe).

Un millier de participants internationaux

En revanche, les événements organisés dans le port de Barcelone, notamment des concerts et des animations culturelles, ont été maintenus, de même que tous les préparatifs en vue de cette mission. Celle-ci devrait rassembler environ 70 embarcations et un millier de participants internationaux, dont neuf ressortissants suisses.

Une vingtaine de bateaux ont déjà pris la mer la semaine dernière depuis le port de Marseille, dans le sud de la France.

« En étant ici aujourd’hui (…) nous montrons au monde, nous montrons à Gaza que nous nous en soucions, que nous ne garderons pas le silence », a assuré Susan Abdallah, membre du comité de la Flottille, lors de la conférence de presse.

Cinquantaine de bateaux en octobre

A l’automne 2025, un premier voyage de la Flottille globale Sumud à travers la mer Méditerranée jusqu’aux abords de Gaza avait attiré l’attention du monde entier. Dix-neuf ressortissants suisses figuraient parmi les 450 militants de cette flotte humanitaire.

La cinquantaine de bateaux qui la composaient avait été interceptée par Israël au large des côtes de l’Egypte et de la bande de Gaza au début du mois d’octobre. L’opération, qualifiée d’illégale par les organisateurs et par Amnesty International, avait suscité des condamnations internationales. Les participants, dont des personnalités politiques et des militants comme la Suédoise Greta Thunberg, avaient été arrêtés puis expulsés par Israël.

ats/asch