Pari réussi? Longtemps donné en avance dans les sondages, Péter Magyar et son parti Tisza seraient en passe de détrôner le premier ministre souverainiste Viktor Orbán, chantre de la «démocratie illibérale» au pouvoir sans discontinuer depuis 2010 et grand rassembleur des droites radicales européennes. Mais kusqu’au bout le suspense demeure. Car le système électoral hongrois est complexe. Des accusations d’irrégularités surgissent par ailleurs alors que la campagne, intense, a été marquée par des polémiques et chantages, des affaires d’espionnage, des menaces de divulgation d’une sextape et des accusations d’ingérences russes et américaines.

L’institut de sondage hongrois Medián osait toutefois une estimation dans la soirée, en prévoyant une victoire écrasante pour Tisza, qui recueillerait 55,5% des voix contre 37,9% pour le Fidesz. Mi Hazánk, le parti d’extrême droite, recueillirait environ 3,9 % des voix. Tisza pourrait même obtenir la majorité des deux tiers au parlement. Deux autres instituts donnent des résultats similaires, avec davantage de prudence quant à la majorité parlementaire.