Kosta Alex, le nom ne vous dira sûrement rien. « C’est normal, il n’est connu que des spécialistes », rassure Bruno Ely, le désormais ancien conservateur du musée Granet, venu présenter l’exposition aux côtés de la commissaire et conservatrice de la collection Planque Maïlis Favre.

L’Américain d’origine grecque Kosta Alex (1925-2005) est sans doute l’artiste le plus discret et le plus méconnu de la collection suisse. Le plus facétieux aussi, tant ses œuvres dégagent une forme de fantaisie et de légèreté. Sculptures, collages, dessins et « cartons-reliefs » : la soixantaine d’œuvres réunies à la chapelle des Pénitents blancs vaut le détour.

« Cette double vie a influencé son œuvre »

Pensée comme un dernier « coup de chapeau », l’exposition co-réalisée par la Fondation Planque et le musée Granet vient clore 15 années de collaboration (lire ci-dessous). Et permet au passage de découvrir un curieux et touchant personnage, obsédé par les têtes géantes et les hommes au chapeau. Cet esprit profondément libre a côtoyé les grands noms de son époque comme Giacometti, Dubuffet ou Man Ray mais a toujours refusé de se rattacher à un courant.  

« Il a été repéré et exposé très jeune, dès 15 ans, on a ici …