Très engagée ces dernières années pour la cause palestinienne, la cinéaste était en train de mettre la dernière main à Survivre, documentaire produit par Frakas et coréalisé avec Ahmed Moghrabi, grand chirurgien palestinien qu’elle avait aidé à quitter Gaza (où une école porte désormais le nom de la réalisatrice) en 2024. Delphine Noëls et le Dr Moghrabi avaient également fondé l’association The Wings of Healing, qui apporte une aide aux Palestiniens en détresse, notamment à Gaza.
Delphine Noëls avait également enseigné la réalisation à l’IAD et donné des cours de jeu face à la caméra aux Conservatoires de Liège et de Bruxelles. Tandis qu’en 2014, elle avait fondé le mouvement citoyen Tout Autre Chose, qui se mobilise contre les mesures d’austérité.

« Post Partum » de Delphine Noëls, avec Mélanie Doutey en 2014. ©D.R.De nombreux hommages
La disparition de la cinéaste a provoqué une vague d’émotion sur les réseaux sociaux, où de nombreux professionnels du cinéma belge lui ont rendu hommage. À commencer par son amie, la comédienne Catherine Salée, qui a posté trois photos d’elles deux, avec un simple commentaire : « Je t’aime au-delà des montagnes. »
« Il y a trois semaines, elle m’a demandé de composer la musique de son dernier film. ‘Tu as trois semaines pour la composer et l’enregistrer car je vais partir’, m’a-t-elle dit, en me regardant dans les yeux. C’est un honneur que je n’ai pu refuser, malgré une course contre la montre mais surtout une confiance reçue avec gravité, une responsabilité silencieuse. […] Elle m’avait demandé de passer à l’hôpital vendredi pour lui faire écouter les dernières touches de la musique. J’ai dû faire demi-tour, vu son état. Cette musique, elle ne l’aura pas entendue », a quant à lui réagi le compositeur Benjamin Schoos.