Bien que la Banque nationale suisse n’ait pas changé son taux hypothécaire, qui est toujours à 0%, les taux à court terme augmentent légèrement. Une hausse qui s’explique par le contexte géopolitique mondial.

Les taux hypothécaires ne dépendent pas seulement du taux fixé par la Banque nationale suisse et qui sert de baromètre pour les taux d’emprunts.

Ils dépendent aussi du marché. Or, en ce moment, la guerre au Moyen-Orient fait craindre une hausse globale des prix dans les mois qui viennent. Les banques intègrent donc ces anticipations et ce risque d’inflation en prenant plus de marges, ce qui entraîne une hausse des taux sur le marché des capitaux.

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Hausse du taux à court terme seulement

Cette hausse des taux ne freine pour autant pas les acquéreurs. Ils sont toujours nombreux car les taux restent assez bas.

Seul le taux des hypothèques à court terme – c’est-à-dire 3 ans –, est passé de 1,36 % à 1,39 %.

Les acheteurs et acheteuses en immobilier font surtout attention au coût de leur emprunt et à ne pas s’endetter trop longtemps. Ils privilégient donc l’emprunt à court terme ou à taux variable (appelé « Saron ») lorsqu’ils le peuvent.

Aujourd’hui, ils sont presque 30% à se tourner vers les hypothèques sur 3 ans, contre seulement 17% il y a trois mois. C’est cette forte demande qui fait grimper le taux hypothécaire à court terme.

La hausse est modeste, mais elle envoie le signal que les acteurs du marché s’attendent à des répercussions négatives sur l’économie à court terme.

Si ces effets – les risques d’inflation notamment – devaient persister plus longtemps que prévu, cela aurait aussi une incidence sur les taux d’emprunt à moyen et long terme, qui sont encore bas aujourd’hui.

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Virginie Langerock/juma