C’est non. Viktor Orbán, encore premier ministre hongrois pendant quelques jours, ne participera pas au sommet européen informel qui se tiendra les 23 et 24 avril à Chypre. Et son chef de la diplomatie, Péter Szijjártó, ne se déplacera pas au Luxembourg le 21 avril pour une rencontre des ministres européens des Affaires étrangères. Pas d’adieux officiels donc. Mais cela n’a rien de surprenant.
Alors que Péter Magyar célébrait sa victoire et celle, écrasante, de son parti Tisza aux législatives du 12 avril, Péter Szijjártó s’est retranché dans son bureau pour détruire, à la broyeuse, des documents sensibles attestant de sa proximité avec Moscou. C’est du moins la version que s’est empressé de diffuser le tombeur d’Orbán, lundi. Le Ministère des affaires étrangères a démenti, assurant que seules des impressions papier de fichiers électroniques ont été détruites. Reste que le chef de la diplomatie, dont des enregistrements rendus publics prouvent ses liens étroits avec son homologue russe surtout lorsqu’il s’agit de divulguer des informations confidentielles sur l’UE, se fait fort discret ces jours. A tel point qu’on ne le voit plus.