C’est un rythme qui ne faiblit pas. « L’homme qui filme plus vite que son ombre », titrait Corse-Matin en 2022 à propos du comédien Éric Fraticelli, passé derrière la caméra en 2020 avec Permis de construire. Depuis, il a enchaîné Le Clan, Inestimable et bientôt Permis de détruire, attendu dans les salles insulaires fin juin. Et pour ne pas démentir sa réputation, le voilà déjà lancé dans son cinquième long-métrage en… six ans.
« La patte Fraticelli »
Éric Fraticelli tourne en ce moment la suite du Clan à Bastia.
Ce soir-là, la scène se joue dans le salon d’un appartement cossu, au deuxième étage d’un immeuble de la rue Luce-de-Casabianca. Le lieu est calme, presque feutré. À l’intérieur, pourtant, ça s’active. On retrouve Éric Fraticelli en début de soirée, près du catering, entre deux bouchées et autant d’appels téléphoniques. À ses côtés, son producteur, Philippe Godeau, arrivé le matin même de Paris.
L’ambiance est détendue. Philippe Corti enchaîne les blagues, déclenchant des rires francs autour de la table. Philippe Godeau, tout sourire, nous confirme une bonne nouvelle : l’un de ses films, Du fuel dans les artères avec Alexis Manenti, est sélectionné à Cannes. » Moi, je ne fais p…