Une équipe américaine a compris par quel mécanisme précis le signal du « froid » entrait dans notre système nerveux. La température ou le menthol activent ainsi la même protéine, mais pas exactement de la même manière.

Un vent frais qui provoque un frisson ; l’eau d’une fontaine où l’on hésite à plonger les doigts ; un carrelage sur lesquels nos pieds nus redoutent de se poser ; mais aussi, cette fraîcheur en bouche lorsqu’on croque un bonbon au menthol… On sait qui est à la manœuvre lorsqu’une sensation de froid, ou plutôt de frais, chemine jusqu’à notre système nerveux : une protéine située dans les neurones sensoriels (dont les terminaisons sont nichées dans notre peau et nos muqueuses). Nom de code : « TRPM8 ». Elle laisse passer des ions qui permettent au neurone de détecter le froid et d’envoyer le signal au système nerveux central. Mais comment ouvre-t-elle la porte ? L’un des découvreurs de cette protéine, David Julius (université de Californie à San Francisco), récompensé du prix Nobel de physiologie et médecine en 2021, vient de publier une étude décortiquant la façon dont elle modifie sa structure pour laisser « entrer » la sensation de frais. Des travaux pionniers…

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Le Figaro

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