Lors de la création de la catégorie children il y a dix ans, l’idée était d’offrir une alternative aux enfants trop grands pour les poneys et trop jeunes pour les juniors, mais pas seulement. « Les children ont été mis sur pied parce que les poneys coûtent très, très cher ! C’était aussi l’occasion de donner une seconde carrière aux chevaux des parents par exemple », explique Michel Pollien. À titre de comparaison, pour le sport d’élite, on peut imaginer, en travaillant dur, participer aux championnats d’Europe children (130 cm) avec un cheval d’âge ou acquis pour un (conséquent) nombre à cinq chiffres. Pour les poneys, on ne peut rêver d’Europe (135 cm) sans une monture à plusieurs centaines de milliers de francs… « Le circuit children accorde selon moi un peu plus de place au talent et au travail face aux moyens financiers », avait dit alors la Néerlandaise Lisa Nooren à StudforLife.
Chez les children aussi, les prix ont pris l’ascenseur et l’on ne voit plus tellement de « vieux chevaux de concours à papa » au plus haut niveau. Quant au fait de considérer le cheval de children comme un investissement à long terme en vue des catégories juniors ou jeunes cavaliers, l’argument doit être nuancé selon Michel Pollien : « Pour les enfants, il faut des chevaux gentils, avec un peu d’âge et d’expérience. Et ils vont encore les user un peu, ce qui est tout à fait normal. Mais cela arrive parfois de faire toutes les catégories avec le même cheval. » Pour les poneys, l’un des avantages est que ceux-ci ont plusieurs carrières avec différents cavaliers. Ils peuvent donc être revendus facilement et la location est monnaie courante, un vrai plus pour les budgets raisonnables.