Les faits datent du lundi 13 avril vers 20 h, au niveau du poste de contrôle transfrontalier de l’Euroairport.

Une mère de famille arrive sur le sol français après un vol en provenance d’Alger. Elle tient dans ses bras son bébé de 14 mois. Elle est en panique, pleure et crie, assurant que sa fille ne respire plus. Les deux fonctionnaires en poste ne perdent pas de temps. Ils constatent en effet que le bébé est inconscient, en arrêt cardiorespiratoire, sans doute depuis plusieurs minutes. Ses lèvres sont déjà bleues et son teint est blême.

Pendant que le premier policier alerte le GIP, le groupe d’intervention des pompiers, le second aidé par un autre passager témoin de l’urgence, procède aux gestes de premiers secours. Il ouvre les vêtements du bébé, lui rafraîchit le visage, retourne l’enfant et pratique une tape dans le dos. Le bébé reprend connaissance, respire et pleure. Il reprend progressivement des couleurs.

Une première alerte à Alger en montant dans l’avion

Les infirmiers du GIP arrivent et prennent le relais ainsi qu’un médecin du Samu. L’enfant, stabilisé, est alors pris en charge, tout comme la mère, et transporté aux urgences du pôle mère-enfant du groupe hospitalier de Mulhouse. Le père, arrivé un peu plus tard, les rejoindra après avoir récupéré les affaires de la famille.

On apprendra par la suite que le bébé avait déjà eu une alerte en montant dans l’avion à Alger et qu’il avait été vu par un médecin qui n’avait pas émis d’obstacle pour son retour en France. Aujourd’hui, l’enfant va bien. Quant aux deux fonctionnaires, leur professionnalisme, leur grande réactivité et leur sang-froid ont été relevés et salués par l’Unsa Police 68 qui a fait remonter une note au sein de leur hiérarchie.