A 24 ans, Caroline Ulrich s’apprête à vivre ses premiers Jeux olympiques, une première également pour son sport, le ski alpinisme. Si la Vaudoise rêve de médaille, elle souhaite avant tout profiter de l’événement, six ans après avoir brillé aux Jeux olympiques de la Jeunesse, à Lausanne. Sans jamais oublier ceux, qui de là-haut, veillent sur elle.
« Pour moi, la montagne, c’est vraiment quelque chose d’essentiel dans ma vie. C’est dans mon ADN. Compétition ou pas, j’aurais toujours besoin d’être à la montagne ». La passion de Caroline Ulrich a pris racine dès son plus jeune âge, lorsque ses parents l’ont mise elle et ses frères sur les skis.
Aujourd’hui, ce chemin la mène à l’événement dont rêve tout athlète, les Jeux olympiques. « C’est une grande chance, une opportunité qu’on n’a peut-être qu’une fois dans notre vie », s’enthousiasme celle qui a brillé il y a six ans lors des Jeux olympiques de la Jeunesse. Alors forcément, voir le ski-alpinisme « aux vrais Jeux olympiques, c’est vraiment super ».
Loin de se laisser impressionner par l’enjeu, son objectif premier est de « vivre pleinement cette expérience ». Même si, « on rêve toujours de médaille. Mais pour moi, l’essentiel se trouve ailleurs ».
La force puisée dans l’épreuve
Derrière l’athlète, se cache une jeune femme marquée par la perte brutale de son papa puis de son frère Mathias, emportés par la montagne qu’elle aime tant. Dans ces moments où tout aurait pu s’arrêter, le sport est devenu son ancre. « J’ai continué sans me poser de question. C’est aussi ça qui m’a aidé à me relever ». Avec le soutien indéfectible de sa maman. « Après la perte de mon papa, c’est elle qui m’a directement remis sur les skis », souffle-t-elle avec émotions.
Une maman qui porte un regard empli de fierté et d’amour sur sa progéniture. « Elle est courageuse. Je suis incroyablement fière d’elle. Et honnêtement, les Jeux olympiques n’y changeront rien. Peu importe le résultat, j’aimerais juste qu’elle soit heureuse d’y être et surtout qu’elle en profite ».
Jeudi, Caroline Ulrich sera au départ des qualifs du sprint. C’est donc tout naturellement qu’elle aura une pensée pour son papa et son frère. « C’est important pour moi de les porter encore en moi dans tout ce que je fais. Je pense très souvent à eux. Je sais que peu importe ce que je fais, ils seront toujours là d’une manière ou d’une autre ».
Journaliste: Floriane Galaud
Monteur: François-Michel Schweizer