Au terme d’une phase de consultation qui vient de s’achever, la nouvelle loi du Conseil fédéral pour tenter de mieux réglementer les plateformes numériques – Meta, Google, TikTok – attise les critiques. Plusieurs organisations trouvent le texte trop timide, notamment concernant la protection des jeunes.

Avec ce projet, le Conseil fédéral s’était fixé deux objectifs: mieux protéger la liberté d’expression face aux blocages et aux suppressions de contenus décidés par les plateformes, et obliger ces acteurs numériques à plus de transparence sur les publicités et les recommandations de contenus. Mais les organisations de protection des mineurs déplorent l’absence de mesures en la matière.

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« Nous pensons que la protection des enfants et des jeunes doit être explicitement mentionnée dans l’objectif et le but de la loi », fustige Lulzana Musliu, responsable politique chez Pro Juventute. « Les plateformes occupent une place importante dans nos vies quotidiennes, mais plus particulièrement dans celle des enfants et des adolescents. C’est pourquoi il faut les traiter comme tels, et demander aux plateformes de prendre leurs responsabilités. »

S’inspirer de l’UE, repoussoir pour l’UDC

Ces organisations préféreraient une loi plus ressemblante au Digital Services Act européen, qui impose des vérifications plus strictes en matière d’âge et l’interdiction de la publicité ciblée pour les mineurs.

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C’est l’une des revendications du Parti socialiste, notamment, qui juge aussi la mouture actuelle insuffisante. Mais à l’inverse, s’inspirer de l’Union européenne est une ligne rouge absolue pour l’UDC.

Elias Baillif/jop