Même si le prix de l’essence est un peu moins élevé en Suisse, les frontaliers ne sont pas forcément gagnants. Les passages aux stations-service restent douloureux. Paul est commercial pour une entreprise qui vend des produits et des matériaux techniques à Meyrin. Sa voiture est essentielle pour lui, pour se rendre au travail et effectuer ses livraisons. « C’est un vrai budget. Je mets en moyenne 100 francs de carburant par semaine », indique-t-il. Cela fait un peu moins de 110 euros le plein. « J’avoue que je ne regardais pas tant que ça le prix aux stations ces derniers mois. Aujourd’hui, je suis plus attentif notamment quand je dois mettre de l’essence en France. Quand je n’ai pas le choix. Depuis quelques semaines, j’ai clairement changé ma façon de travailler. Je regroupe par exemple mes livraisons de produits pour éviter de faire des kilomètres inutiles. Si je prends l’autoroute pour aller à Lausanne, je roule moins vite pour diminuer la consommation de carburant », raconte Paul.