Les places de jeux attirent toujours plus les familles et les crèches. Pour répondre à cette demande croissante, les collectivités investissent dans de nouvelles installations plus modernes, mais aussi plus coûteuses.

La Chaux-de-Fonds a consacré 200’000 francs à sa nouvelle place de jeu, soit la moitié des coûts, l’autre étant assurée par le Lion’s Club.

D’après le président de la Ville, les anciennes places de jeu étaient « pauvres, rudimentaires et avec peu d’esthétique ». Pour Théo Huguenin-Elie, l’enjeu est clair: répondre aux attentes des familles. « C’est un besoin de la population d’avoir une qualité de vie urbaine bien plus élevée qu’auparavant », indique-t-il au micro du 19h30.

Des installations plus chères

La Chaux-de-Fonds n’est pas la seule à payer toujours plus cher. Les villes ne se contentent plus des indémodables balançoires et toboggans. Résultat, les montants sont à six chiffres comme aux Jeunes-Rives à Neuchâtel, où l’espace de jeux a coûté près de 500’000 francs.

La place de jeux de Jeunes-Rives à Neuchâtel, vue du ciel. [Le 19h30 de la RTS] La place de jeux de Jeunes-Rives à Neuchâtel, vue du ciel. [Le 19h30 de la RTS]

« Les installations sont toujours plus grandes, toujours plus chères », note Gaël Müller-Heyraud, responsable des parcs et promenades de la Ville. Elle explique que la volonté d’inclusivité et les normes de sécurité obligent à avoir des surfaces plus larges mais aussi amortissantes et plus naturelles, comme le liège par exemple.

Sur certaines places, des fondations spécifiques doivent être installées pour soutenir les structures, ce qui implique d’importants travaux de terrassement.

Un entretien exigeant

Ces nouveaux aménagements entraînent aussi des coûts d’entretien plus élevés. A Bienne, ce sont trois collaborateurs à plein temps qui sont mobilisés pour assurer la maintenance de ces espaces.

« On fait de la maintenance, on s’assure que tout soit propre, on vérifie que tout soit bien fixé, qu’il n’y ait pas de problèmes, notamment au niveau du bois (…). Chaque place de jeu est inspectée en profondeur trois fois par année », explique David Maya, spécialiste qualifié en aires de jeux.

Gabriel de Weck/juma