Le Japon se trouve à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, sur la bordure occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique, et figure parmi les pays les plus actifs au monde d’un point de vue sismique.

L’archipel, qui compte environ 125 millions d’habitants, subit quelque 1500 secousses chaque année. La grande majorité sont légères, bien que les dégâts varient selon leur localisation et leur profondeur sous la surface terrestre.

Le séisme de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, s’était déclenché sur cette même côte pacifique, le long de la fosse de Nankai. Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines glisse lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon.

Le gouvernement estime qu’un méga-séisme dans la fosse de Nankai, suivi d’un tsunami, pourrait tuer près de 300’000 personnes et causer jusqu’à 2000 milliards de dollars de dégâts.

La JMA avait utilisé en 2024 pour la première fois un nouvel échelon de classification, une alerte sur la possibilité d’un tel « méga-séisme », levé au bout d’une semaine mais qui avait notamment entraîné des achats de panique de produits de base. Elle avait émis un second avis pendant une semaine en décembre 2025 après une secousse de magnitude 7,5 au large de la côte nord, qui avait déclenché des vagues atteignant 70 centimètres et fait plus de 40 blessés, sans qu’aucun dégât majeur ne soit signalé.