Nouvel espoir pour les locataires expulsés du boulevard Carl-Vogt à Genève: le propriétaire accepte de négocier, a appris la RTS. L’annonce de ces résiliations massives en janvier pour cause de rénovation avait choqué jusqu’au gouvernement genevois qui est parvenu à ouvrir le dialogue.
Les négociations devraient avoir lieu au plus vite. Si la date n’est pas encore connue, on sait qui il y aura autour de la table: le canton, la régie, les propriétaires des cinq immeubles concernés, la caisse de pension des fonctionnaires de Bâle-Ville et les locataires représentés par l’association l’Asloca.
Ce sont ces derniers qui souhaitaient ces négociations. Le canton a accepté de jouer les bons offices et d’organiser la rencontre.
Il n’est pas encore possible de savoir ce qui ressortira de ces négociations. Les propriétaires et la régie n’ont pas encore répondu aux sollicitations de la RTS. Quoi qu’il en soit, le dialogue reste ouvert, aucune décision n’est passée en force.
Demandes de l’Asloca
L’Asloca, de son côté, demande que les locataires soient logés ailleurs durant les travaux et qu’ils puissent retourner dans leur appartement ensuite, avec une augmentation de loyer raisonnable et progressive. Pour rappel, de nombreux locataires sont installés dans ces immeubles depuis des décennies et payaient jusqu’à maintenant des loyers modestes.
Quant au canton, il devrait avoir un rôle d’arbitre dans ces négociations. Il ne peut en effet pas agir concrètement tant que les autorisations de construire n’ont pas été déposées. Mais politiquement, il peut faire pression.
Le conseiller d’Etat Nicolas Walder avait déjà indiqué à la RTS que des travaux ne justifiaient pas de résilier des baux. Reste à voir si ces négociations iront dans le même sens.
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Anouk Pernet et Romain Miranda/fgn