Juan Carlos en a profité pour se confier au Figaro, qui publie un long entretien réalisé au Plaza, où l’ex-souverain avait choisi de descendre. Tenu éloigné de son pays et en proie à de nombreux problèmes de santé, entravant notamment sa mobilité, le mari de la reine Sofia reconnaît qu’il a « rendu la liberté aux Espagnols en instaurant la démocratie mais je n’ai jamais pu bénéficier de cette liberté pour moi ».

Avant ce séjour parisien, l’ancien roi s’était rendu à Séville, pour assister à une corrida aux côtés de sa fille, Elena. Une sortie qui lui avait valu d’être acclamé par le public, au point de l’émouvoir aux larmes. Il s’était ensuite vu remettre la montera, le chapeau du torero, par le maître de l’arène, La Puebla del Rio. « Cela m’a fait plaisir d’être applaudi lors de ma venue à Séville, dans les arènes. Cela prouve que les Espagnols reconnaissent ce qu’est la monarchie et ce que cette institution représente », confie-t-il aujourd’hui.

Leonor « devrait être mise plus en avant »

Bien qu’il ne vive plus en Espagne, Juan Carlos suit avec attention la situation politique dans son pays. « En ce moment, avec le gouvernement actuel, cela doit être très difficile pour mon fils », estime-t-il, rappelant que »les temps changent et l’Espagne a bien évidemment changé. Dans quel sens ? ». Hors de question cependant de trop en dire sur le fond de sa pensée : « même si je ne suis plus roi, je dois toujours faire attention à ce que je dis, à la moindre de mes paroles ».

Juan Carlos adresse une tendre déclaration à la reine Sofia, malgré leur séparation forcée : « Elle n’a pas d’égale dans ma vie »

En revanche, Juan Carlos ne se privera pas de dire la fierté que lui inspire sa petite-fille, Leonor, héritière du trône. « Elle devrait être plus mise en avant », estime l’ancien souverain, qui trouve que la jeune femme de 21 ans « donne une très bonne image de la monarchie ». Dans les pas de son grand-père, la princesse termine actuellement sa formation militaire, bénéficiant d’un enseignement unique dans les trois corps de l’armée.

Le roi émérite sera ensuite plus mesuré au moment d’évoquer sa lointaine cousine, Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, dont l’idylle avec Jordan Bardella a récemment été dévoilée dans Paris Match. « C’est la branche italienne mais lointaine de la famille », se contentera de dire l’ancien souverain à son propos. Juan Carlos et Maria-Carolina descendent en effet tous deux de Philippe V, premier Bourbon à avoir régné sur l’Espagne.