Lori Chavez-DeRemer, ministre américaine du Travail, quitte le gouvernement de Donald Trump «pour prendre un poste dans le secteur privé», a indiqué lundi sur X le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steven Cheung. Cette annonce intervient après une série de scandales qui ont émaillé ses 13 mois de mandat.
Arrivée en poste en mars 2025, elle devient la troisième femme à quitter le gouvernement de Donald Trump en quelques semaines, après les départs forcés de la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, et de celle de la Justice, Pam Bondi.
«Elle a fait un boulot phénoménal en protégeant les travailleurs américains, en mettant en place des pratiques de travail justes, et en aidant les Américains à acquérir des compétences supplémentaires pour améliorer leurs vies», a ajouté Steven Cheung. Il a précisé que Keith Sonderling, l’actuel numéro deux de Lori Chavez-DeRemer, assurerait l’intérim à la tête du ministère.
Labor Secretary Lori Chavez-DeRemer will be leaving the Administration to take a position in the private sector. She has done a phenomenal job in her role by protecting American workers, enacting fair labor practices, and helping Americans gain additional skills to improve their…
— Steven Cheung (@StevenCheung47) April 20, 2026
Cette ex-députée de l’Oregon de 58 ans était au moment de sa nomination réputée proche des syndicats, à rebours des positions des nombreux patrons qui composent le gouvernement du milliardaire républicain.
Relation «inappropriée», consommation d’alcool et fraude
Son mandat a été marqué par le limogeage et le départ contraint de milliers de fonctionnaires de son ministère, à l’instar de nombreux autres depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025.
Une série de scandales récents ont cependant précipité son départ du gouvernement. Selon le New York Post, Lori Chavez-DeRemer fait notamment l’objet d’une enquête pour avoir eu une relation «inappropriée» avec un subordonné. Elle est également accusée de consommer de l’alcool dans son bureau pendant les journées de travail, mais aussi de fraude pour avoir supposément inventé des déplacements officiels qui se seraient transformés en voyages d’agrément avec sa famille et ses amis.
En janvier, la Maison-Blanche avait estimé ces accusations «sans fondement» par la voix d’une porte-parole.
Lori Chavez-DeRemer a également été visée par trois plaintes au sein du ministère, portées par des employées qui l’accusent d’avoir entretenu un climat de travail toxique, selon le New York Times. En février, le quotidien new-yorkais avait également rapporté − en citant des sources proches du dossier et des documents de police − que l’époux de la ministre, Shawn DeRemer, avait été interdit d’entrée au ministère après avoir été accusé d’agression sexuelle par au moins deux employées.