Depuis que la 13e rente AVS a été acceptée par la population, en mars 2024, le débat s’est déplacé vers son financement. En mars dernier, le Conseil des Etats a confirmé sa préférence pour un financement mixte combinant une hausse de la TVA et des cotisations salariales. Ce modèle est perçu comme plus équilibré, car il répartit l’effort entre différentes bases fiscales et limite la dépendance à une seule source de revenus. Pour le conseiller national Benjamin Roduit (Le Centre/VS), «la solution mixte doit rester la référence», car un financement uniquement par la TVA «pèserait sur le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population».
A l’inverse, le Conseil national maintient sa volonté de financer cette prestation supplémentaire par la seule TVA, avec un relèvement transitoire du taux à la clé. Vendredi dernier, la Commission de la sécurité sociale de la Chambre basse a confirmé sa position, à une très courte majorité (13 voix contre 12). Cette approche vise à éviter toute augmentation des charges salariales, considérées comme défavorables à l’emploi et à la compétitivité économique. Ce qui convient parfaitement au conseiller national Cyril Aellen (PLR/GE): «La majorité opposée à une hausse des cotisations sociales semble solide», même si «un vote serré en commission rend l’issue en plénum incertaine.»