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À l’affiche de « Compostelle » et de « Chien 51 », le jeune comédien tarnais, Julien Le Berre, enchaîne aujourd’hui les rôles au cinéma, où il commence à se faire une place. Son ancienne professeure de la Scène nationale d’Albi se souvient d’un élève « intelligent et travailleur » déterminé à « aller chercher sa chance ».

Il y a quelques années encore, Julien Le Berre découvrait les planches dans un atelier théâtre à Albi. Aujourd’hui, le jeune Tarnais s’impose discrètement comme l’une des révélations du cinéma français.

En l’espace d’un an, sa trajectoire s’est accélérée. Il apparaît au casting de *Chien 51*, superproduction de Cédric Jimenez réunissant Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos, et partage l’un des premiers rôles aux côtés d’Alexandra Lamy. Plus récemment, il est à l’affiche de *Pour le meilleur*, comédie dramatique de Marie-Christine Mention-Scharr avec Sandrine Bonnaire. Une ascension rapide, presque évidente, pour ceux qui l’ont vu commencer.

Julien Le Berre et Alexandra Lamy dans "Compostelle"

Julien Le Berre et Alexandra Lamy dans « Compostelle »

Retour en 2021-2022, à la Scène nationale d’Albi. Julien Le Berre rejoint un atelier dirigé par Claire Fleuri, avec une vingtaine d’adolescents autour d’un projet commun : monter une pièce à partir d’un thème imposé.

« Pas évident avec vingt jeunes », sourit aujourd’hui la professeure. Mais déjà, un élève se détache. « Je m’en souviens très bien. Il avait compris très vite que le théâtre, c’est d’abord du collectif. C’est déjà beaucoup », raconte-t-elle.

« Intelligent et travailleur »

Au fil des séances, elle observe un adolescent sérieux, concentré, engagé. « Il était très appliqué. Il savait qu’il voulait devenir acteur et qu’il ferait tout pour y arriver. »

À la fin de l’année, Julien Le Berre prend sa décision : il part à Paris et intègre le Cours Florent. Un choix que son enseignante accueille avec réserve. « Je n’étais pas forcément pour. Ces écoles privées coûtent cher. Je préfère les conservatoires, accessibles à tous et très exigeants. »

Le jeune comédien, lui, suit sa voie. Depuis, les deux n’ont plus de contact direct, mais son ancienne professeure garde un œil attentif sur son parcours. « Je le savais intelligent et travailleur. Il faut de la chance, bien sûr, mais aussi aller la chercher. Et lui, il le fait. »

Une trajectoire encore en construction, mais déjà bien lancée. Et pour celle qui l’a vu faire ses premiers pas sur scène à Albi, le constat est simple : « C’est plutôt bien parti. »