La Ville de Lausanne boucle l’exercice 2025 avec un bénéfice de 7,4 millions de francs, après un déficit de 19,4 millions l’année précédente. L’amélioration par rapport au budget atteint 73,4 millions, tandis que la dette nette recule de 32 millions.
C’est l’exercice le plus positif de l’ère Florence Germond, la municipale en charge des finances qui présentait mardi ses derniers comptes, puisqu’elle ne se représentait pas pour une nouvelle et quatrième législature. Il est aussi marqué par un retour à une marge d’autofinancement suffisante, et même excédentaire de 36 millions.
Dans l’ensemble, les charges sont maîtrisées et les dépenses sont restées importantes, notamment dans le domaine de la petite enfance. Ce sont les recettes fiscales des entreprises qui ont connu une forte augmentation, en partie grâce à l’introduction de l’imposition minimale prévue par l’OCDE, a résumé la municipale.
Stabilité des comptes saluée
A l’heure de remercier Florence Germond pour ses quinze années de travail, le syndic Grégoire Junod a salué « la stabilité des comptes avec des résultats toujours très proches de l’équilibre financier » durant ses trois mandats. Il a aussi souligné l’importance de la mise en place dès 2011 du plan structurel d’amélioration des finances (PSAF), un programme d’économies rigoureux et prudent « sans couper à la hache, mais en priorisant les dépenses ».
Interrogée sur son bilan, Florence Germond a exprimé sa grande satisfaction d’avoir contribué avec le syndic et toute l’équipe municipale à améliorer la santé financière de la Ville, tout en maintenant une bonne marge d’autofinancement. Elle s’est félicitée de pouvoir maintenir un haut niveau d’investissements, de concrétiser de nombreux projets et de garantir ainsi des prestations pour la population lausannoise.
Lors de cette législature (2021-2025), Lausanne a par exemple augmenté sa capacité d’accueil de jour de l’enfance de 1996 places, pour un coût de 38,8 millions de francs, a souligné Mme Germond. La Ville a investi 775 millions, dont une part prépondérante consacrée à l’énergie, aux infrastructures de mobilité et à la nature en ville, conformément au plan climat, a-t-elle ajouté.
La Municipalité a également renforcé son soutien en matière de politique sportive, culturelle, sociale, économique et sécuritaire, et son soutien au pouvoir d’achat de la population, avec par exemple l’extension des subventions pour les transports publics, a-t-elle encore résumé.
Encore deux milliards de dette
Pour 2025, le total des charges de fonctionnement publiées s’est élevé à 2,026 milliards de francs (-7,2% par rapport à 2024) et le total des revenus à 2,033 milliards (-6%). L’exercice a été marqué par une hausse des recettes fiscales par rapport au budget: +3,7 millions pour les personnes physiques et +22,6 millions pour les personnes morales.
La Ville a une nouvelle fois maintenu un haut niveau d’investissements en 2025, en ligne avec les années précédentes. Il représente 179,6 millions de francs (montant moyen annuel 2016-2024: 155,4 millions).
Elle a également poursuivi ses investissements dans les bâtiments scolaires et les infrastructures sportives (15,8 millions). D’autres investissements ont été réalisés dans le domaine de l’eau (19,3 millions), dans le cadre du projet Métamorphose (12,9 millions), ainsi que dans divers autres domaines, dont l’informatique (9,3 millions).
S’agissant de la dette nette, elle a reculé de 32 millions pour s’établir à 2,04 milliards de francs. L’endettement net par habitant recule ainsi de 18% par rapport à 2012. La dette bancaire, elle, augmente en raison de l’augmentation du patrimoine financier.
ats/miro