Grâce à une inflation particulièrement faible, la hausse des salaires réels a atteint 1,6% en 2025, soit la plus forte progression enregistrée depuis 2009, selon les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique.
Avec un renchérissement limité à 0,2% l’an dernier, les augmentations salariales ont été peu érodées par la hausse des prix. Résultat? Le pouvoir d’achat des ménages s’améliore pour la deuxième année consécutive.
Une évolution jugée positive, même si certaines dépenses importantes, comme les primes d’assurance maladie, ne sont pas prises en compte dans le calcul de l’inflation.
>> Ecouter l’interview dans Forum de Sylvain Weber, professeur d’économie à la Haute école de gestion de Genève : Les salaires suisses ont augmenté l’année dernière: interview de Sylvain Weber / Forum / 4 min. / aujourd’hui à 18:03 Plus forte progression du salaire des femmes
Cette progression moyenne masque toutefois d’importantes disparités entre branches économiques. Les hausses de salaire les plus marquées, supérieures à 3%, concernent notamment l’industrie chimique et pharmaceutique, ainsi que l’administration publique.
Parmi les secteurs les plus rémunérateurs, on retrouve également l’électronique, l’horlogerie et les activités techniques et scientifiques spécialisées. À l’inverse, les augmentations ont été plus modestes dans certains secteurs, en particulier la santé et l’industrie des machines.
Les salaires des femmes ont, eux, progressé légèrement plus vite que ceux des hommes (+2,3% contre +1,5%). Une évolution qui peut s’interpréter comme un effet de rattrapage, dans un contexte où les inégalités salariales persistent en Suisse.
>> Relire : Les salaires devraient augmenter en 2025, sans compenser la hausse des primes d’assurance maladie
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Sylvie Belzer/hkr