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«Ha nincs olaj nincs pénz!». Ou: «Pas de pétrole, pas d’argent!». Viktor Orbán n’a cessé de le répéter ces dernières semaines: si la Hongrie ne reçoit pas de pétrole russe via l’oléoduc Droujba qui passe par l’Ukraine, elle ne lèvera pas son veto à propos du prêt européen de 90 milliards d’euros promis à Kiev. Or voilà que le pétrole russe devrait à nouveau couler en Hongrie. Le transit a du moins repris depuis mercredi midi. Les autorités ukrainiennes ont confirmé la remise en fonction de l’oléoduc endommagé. Satisfait, le premier ministre souverainiste hongrois, largement battu aux législatives du 12 avril, devrait renoncer à son attitude obstructionniste. Et Kiev peut espérer recevoir très vite de premières tranches de ce prêt. C’est la fin d’une pénible saga, d’un long bras de fer fait de coups de pressions, de chantages et de fausses promesses.

Le dossier a été abordé lors d’une réunion des ambassadeurs des 27 pays membres de l’UE ce mercredi, avec la confirmation de la levée du veto hongrois si le pétrole revient. Concrètement, Chypre, qui assure la présidence semestrielle du Conseil de l’UE, a lancé une procédure écrite et la décision d’un accord des 27 sur le versement du prêt pourrait être officiellement annoncée jeudi lors du sommet informel de l’UE qui se tient deux jours à Chypre, et auquel Viktor Orbán ne participe pas. Selon la Commission européenne, Bruxelles devrait verser 45 milliards d’euros à l’Ukraine en 2026 et les 45 autres milliards en 2027.