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Il est rare que les gouvernements neuchâtelois et jurassien prennent position sur des objets de votations fédérales, sauf lorsque l’issue du scrutin pourrait particulièrement affecter leurs cantons. C’est le cas avec l’initiative de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions!», soumise au peuple le 14 juin. Le texte vise à prendre des mesures pour limiter la croissance démographique du pays dès que la barre des 9,5 millions d’habitants sera franchie. Il suscite de nombreuses inquiétudes dans l’Arc jurassien, qui nourrit des relations étroites avec la France voisine et dont de nombreux secteurs d’activité ne pourraient pas fonctionner sans main-d’œuvre étrangère: l’industrie, la santé, la restauration.
Les plus grandes craintes concernent l’effet que pourrait avoir l’initiative sur les relations avec l’Europe. «Son acceptation remettrait en question les accords de libre-échange et de libre circulation des personnes. La prospérité d’un canton aussi exportateur que Neuchâtel serait clairement mise en danger», souligne la présidente du Conseil d’Etat, Crystel Graf (PLR). Entre 2015 et 2024, le secteur secondaire (industrie et construction) représentait en moyenne 50% du PIB cantonal, tandis que les exportations totalisaient près de 15 milliards de francs en 2024.