Genève, rue du Marché 24, lundi matin, peu après dix heures. La boutique Swatch est ouverte depuis un petit moment. Une vingtaine de clients attendent encore leur tour avec discipline, derrière les cordons. Les visiteurs ressortent avec leur petit cabas versicolore, sans crainte de se le faire arracher, le sourire épinglé pour la journée. Parmi eux, une femme de 36 ans. De passage dans le quartier pour un rendez-vous de médecin, elle s’est arrêtée à tout hasard. Elle voulait la blanche, elle part avec la bleue: «J’aime bien Swatch et j’ai trouvé l’objet cool. Je fais sans doute partie des rares qui ne veulent pas la vendre.»
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