« Puisse le sort vous être favorable. » Ces mots auraient pu être lancés dans l’amphithéâtre arlésien il y a environ 2 000 ans, à l’occasion d’un combat de gladiateurs.
Cette résonance qui renvoie à l’Antiquité dans le film Hunger Games en est une parmi tant d’autres. L’œuvre, réalisée en 2012 par Gary Ross et adaptée du roman de Suzanne Collins, est mise à l’honneur par le festival du film Peplum à l’occasion de sa soirée « Hors frontières » au théâtre antique d’Arles, à 20h45.
« L’idée est de questionner le péplum au-delà du péplum en proposant un film qui ne reprend pas directement les codes de l’Antiquité, mais qui établit des liens avec des motifs narratifs et visuels », déclare Florian Besson, docteur en histoire médiévale et intervenant régulier pendant le festival.
Des références claires à l’Antiquité
L’an dernier, c’était Stargate à l’honneur. Pour l’édition 2026, les organisateurs ont donc sélectionné un film un peu plus récent, avec le premier volet de la saga Hunger Games. « On y retrouve de claires réécritures de motifs antiques, les plus évidents étant les prénoms des personnages qui sont latinisés ou encore le nom du gouvernement, le ‘Capitole’, qui est un bâtiment romain »,…