{"id":104178,"date":"2026-04-25T16:40:40","date_gmt":"2026-04-25T16:40:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/104178\/"},"modified":"2026-04-25T16:40:40","modified_gmt":"2026-04-25T16:40:40","slug":"comment-regarder-des-photos-de-gateaux-peut-reellement-vous-couper-la-faim","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/104178\/","title":{"rendered":"comment regarder des photos de g\u00e2teaux peut (r\u00e9ellement) vous couper la faim"},"content":{"rendered":"<p data-path-to-node=\"3\">Nous vivons dans l\u2019\u00e8re du \u00ab Food Porn \u00bb. \u00c0 chaque ouverture d\u2019application, nous sommes bombard\u00e9s de vid\u00e9os de <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/vous-adorez-le-fromage-bien-gras-ca-tombe-bien-voici-une-tres-bonne-raison-den-manger\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">fromage<\/a> fondant, de burgers d\u00e9goulinants ou de p\u00e2tisseries glac\u00e9es. Si la croyance populaire veut que ces images ouvrent l\u2019app\u00e9tit, la neuroscience vient de prouver l\u2019inverse. Sous certaines conditions, le simple fait de scroller sur des photos de nourriture peut provoquer une sati\u00e9t\u00e9 imaginaire capable de stopper net vos fringales. Voici comment pirater votre cerveau par l\u2019image.<\/p>\n<p>La Sati\u00e9t\u00e9 Sensorielle Sp\u00e9cifique\u2026 par procuration<\/p>\n<p data-path-to-node=\"5\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne repose sur un concept bien connu des biologistes : la Sati\u00e9t\u00e9 Sensorielle Sp\u00e9cifique (SSS). Habituellement, ce m\u00e9canisme vous emp\u00eache de manger ind\u00e9finiment le m\u00eame plat en \u00ab\u00a0lassant\u00a0\u00bb vos r\u00e9cepteurs du go\u00fbt. Une \u00e9tude majeure de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Aarhus, publi\u00e9e <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/32439603\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">dans la revue Appetite<\/a> en 2023, a d\u00e9montr\u00e9 que ce processus ne n\u00e9cessite pas forc\u00e9ment de mastication.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"6\">Les chercheurs ont expos\u00e9 des participants \u00e0 la photo d\u2019un m\u00eame aliment (des M&amp;M\u2019s ou des Skittles). R\u00e9sultat : ceux qui ont vu l\u2019image 30 fois ont ressenti une baisse significative de l\u2019envie de manger cet aliment par rapport \u00e0 ceux qui ne l\u2019avaient vue que 3 fois. Pourquoi ? Parce que le cerveau ne fait pas de distinction nette entre la perception et l\u2019action. En regardant fixement et \u00e0 plusieurs reprises une image de nourriture, vous activez les m\u00eames zones c\u00e9r\u00e9brales (le cortex orbitofrontal) que si vous \u00e9tiez r\u00e9ellement en train de d\u00e9guster le produit.<\/p>\n<p>L\u2019imagination, ce simulateur de calories<\/p>\n<p data-path-to-node=\"8\">Ce processus est appel\u00e9 \u00ab l\u2019ingestion imaginaire \u00bb. Lorsque vous voyez une photo de haute qualit\u00e9, votre cerveau simule automatiquement la texture, le go\u00fbt et l\u2019odeur. Si la r\u00e9p\u00e9tition est suffisante, le cerveau finit par consid\u00e9rer que le \u00ab\u00a0besoin\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 satisfait. On sature les r\u00e9cepteurs du plaisir par l\u2019image, ce qui entra\u00eene une chute de la r\u00e9ponse dopaminergique.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"9\">C\u2019est ici que r\u00e9side le secret : pour que cela fonctionne, il ne faut pas regarder des plats vari\u00e9s (ce qui au contraire stimulerait votre curiosit\u00e9 gastronomique), mais le m\u00eame type d\u2019aliment de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9titive. Si vous avez envie de pizza, regarder 50 photos de pizzas diff\u00e9rentes finira par vous en d\u00e9go\u00fbter momentan\u00e9ment. C\u2019est le principe de la monotonie sensorielle appliqu\u00e9 \u00e0 la vision.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"9\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-333825\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/iStock-1010046130-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2048\" height=\"1365\"  \/>Cr\u00e9dit : twinsterphoto<\/p>\n<p>Pourquoi votre \u00ab\u00a0Feed\u00a0\u00bb Instagram vous fait normalement grossir<\/p>\n<p data-path-to-node=\"11\">Si la science dit que l\u2019image coupe la faim, pourquoi avons-nous toujours envie de grignoter devant nos \u00e9crans ? Parce que les r\u00e9seaux sociaux jouent sur la diversit\u00e9. En vous montrant un burger, puis un donut, puis des p\u00e2tes, votre cerveau ne sature jamais. Au contraire, chaque nouvelle image r\u00e9initialise votre syst\u00e8me de r\u00e9compense (l\u2019effet \u00ab\u00a0buffet\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p data-path-to-node=\"12\">Pour transformer votre smartphone en coupe-faim, vous devez donc inverser la strat\u00e9gie : au lieu de chercher la nouveaut\u00e9, forcez votre cerveau \u00e0 la r\u00e9p\u00e9tition extr\u00eame d\u2019un seul et unique objet de d\u00e9sir.<\/p>\n<p>Le conseil pratique : le \u00ab\u00a0Scroll de saturation\u00a0\u00bb<\/p>\n<p data-path-to-node=\"14\">Si vous luttez contre une envie de sucre en fin de journ\u00e9e, essayez cette technique valid\u00e9e par la recherche :<\/p>\n<p data-path-to-node=\"15,0,0\">Identifiez l\u2019aliment pr\u00e9cis qui vous fait envie (ex: du chocolat noir).<\/p>\n<p data-path-to-node=\"15,1,0\">Lancez une recherche d\u2019images ou une vid\u00e9o en boucle sur cet aliment pr\u00e9cis.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"15,2,0\">Fixez les images pendant au moins deux minutes sans interruption, en imaginant activement le go\u00fbt et la texture en bouche.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"15,3,0\">Attendez : la baisse de l\u2019envie survient g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s la 30\u00e8me r\u00e9p\u00e9tition visuelle.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"16\">Vous utilisez alors votre cortex pr\u00e9frontal pour court-circuiter vos instincts primaires. Vous ne vous privez pas, vous \u00ab\u00a0saturez\u00a0\u00bb virtuellement votre envie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Nous vivons dans l\u2019\u00e8re du \u00ab Food Porn \u00bb. \u00c0 chaque ouverture d\u2019application, nous sommes bombard\u00e9s de vid\u00e9os&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":104179,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[83,1879,84,23],"class_list":{"0":"post-104178","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-health","9":"tag-push","10":"tag-sante","11":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116466340758435459","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104178","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=104178"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104178\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/104179"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=104178"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=104178"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=104178"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}