{"id":107879,"date":"2026-04-28T09:45:14","date_gmt":"2026-04-28T09:45:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/107879\/"},"modified":"2026-04-28T09:45:14","modified_gmt":"2026-04-28T09:45:14","slug":"et-si-lage-redefinissait-les-enjeux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/107879\/","title":{"rendered":"et si l\u2019\u00e2ge red\u00e9finissait les enjeux ?"},"content":{"rendered":"<p>Vieillir avec la scl\u00e9rose en plaques : une nouvelle r\u00e9alit\u00e9 pour les patients<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux progr\u00e8s de la prise en charge, de plus en plus de personnes vivent longtemps avec la scl\u00e9rose en plaques, alors que cette population reste peu repr\u00e9sent\u00e9e dans les \u00e9tudes cliniques. Et 85% d&rsquo;entre eux se d\u00e9clarent peu ou pas inform\u00e9s des effets du vieillissement sur la maladie, r\u00e9v\u00e9lant un r\u00e9el besoin d&rsquo;accompagnement et de dialogue.<\/p>\n<p>Selon le Pr J\u00e9r\u00f4me de S\u00e8ze, neurologue au CHRU de Strasbourg, chef du d\u00e9partement de neuro-immunologie, \u00ab\u00a0avec l\u2019\u00e2ge, la scl\u00e9rose en plaques s\u2019accompagne de nouveaux d\u00e9fis. L\u2019immunos\u00e9nescence modifie l\u2019\u00e9volution de la maladie : les pouss\u00e9es sont souvent moins fr\u00e9quentes, mais restent possibles. S\u2019ajoutent les comorbidit\u00e9s, la polym\u00e9dication et les changements hormonaux, qui complexifient la prise en charge et imposent une adaptation continue. Au fil du temps, les priorit\u00e9s \u00e9voluent : il ne s\u2019agit plus seulement de contr\u00f4ler la maladie, mais de vivre avec dans les meilleures conditions. Pr\u00e9server l\u2019autonomie, maintenir les liens sociaux et all\u00e9ger le quotidien deviennent essentiels. L\u2019enjeu est alors de replacer la qualit\u00e9 de vie au c\u0153ur du suivi.\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\n<p>Prise en charge th\u00e9rapeutique : faut-il adapter la strat\u00e9gie avec l\u2019\u00e2ge ?<\/p>\n<p>Apr\u00e8s dix \u00e0 vingt ans de traitement, certains patients se demandent s\u2019il faut poursuivre, adapter ou interrompre la th\u00e9rapie. Le neurologue traitant avec son patient \u00e9value ces strat\u00e9gies au cas par cas, en tenant compte de l\u2019\u00e9volution de la maladie, de l\u2019\u00e2ge, et des pr\u00e9f\u00e9rences du patient. La polym\u00e9dication est par ailleurs une r\u00e9alit\u00e9 quotidienne pour une large majorit\u00e9 des patients. En effet selon l\u2019enqu\u00eate \u00ab Bien vieillir avec la scl\u00e9rose en plaques \u00bb, r\u00e9alis\u00e9e par Merck, en collaboration avec l\u2019association de patients Notre Scl\u00e9rose, 69% prennent, en plus de leur traitement de fond, un ou plusieurs traitements suppl\u00e9mentaires pour g\u00e9rer d&rsquo;autres pathologies.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avec l\u2019\u00e2ge, la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique doit \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9\u00e9valu\u00e9e selon l\u2019\u00e9volution de la maladie, la tol\u00e9rance des traitements et les comorbidit\u00e9s\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise le Pr J\u00e9r\u00f4me de S\u00e8ze. \u00ab\u00a0Objectif : trouver le bon \u00e9quilibre entre efficacit\u00e9, tol\u00e9rance et qualit\u00e9 de vie, parfois en privil\u00e9giant des options moins contraignantes. La question d\u2019une r\u00e9duction ou d\u2019un arr\u00eat du traitement peut se poser chez certains patients stables. Mais ces choix restent d\u00e9licats, notamment en raison du risque infectieux accru avec l\u2019\u00e2ge. Toute d\u00e9cision doit \u00eatre individualis\u00e9e, discut\u00e9e avec le patient et fond\u00e9e sur une \u00e9valuation rigoureuse de la maladie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Qualit\u00e9 de vie : trouver de nouveaux \u00e9quilibres au quotidien<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des traitements, bien vieillir avec la scl\u00e9rose en plaques passe aussi par l\u2019adaptation du quotidien. Fatigue, douleurs ou difficult\u00e9s de marche obligent souvent \u00e0 revoir son rythme. Dans ce contexte, la question de l&rsquo;all\u00e8gement th\u00e9rapeutique \u00e9merge naturellement : 70 % des patients se disent int\u00e9ress\u00e9s par une simplification de leur prise en charge si le contr\u00f4le de la maladie le permet. Une conversation qui reste encore \u00e0 initier : 78 % des patients n&rsquo;en ont jamais parl\u00e9 \u00e0 leur \u00e9quipe soignante2. Pourtant, c&rsquo;est dans ce dialogue que peuvent \u00eatre trouv\u00e9s les ajustements les mieux adapt\u00e9s \u00e0 chaque situation. Pour cela, il est essentiel que le patient en parle \u00e0 son \u00e9quipe soignante.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avec les ann\u00e9es, les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques doivent faire face \u00e0 de nouvelles inqui\u00e9tudes, notamment la perte d\u2019autonomie, la fatigue persistante et l\u2019\u00e9volution de leur traitement\u00a0\u00bb, affirme B\u00e9atrice de S\u00e8ze, infirmi\u00e8re coordinatrice du r\u00e9seau Alsacep Bas-Rhin.\u00a0 \u00ab\u00a0Mon accompagnement repose sur une relation de confiance dans la dur\u00e9e. J\u2019aide \u00e0 mieux comprendre et suivre les traitements, \u00e0 rep\u00e9rer les effets ind\u00e9sirables et \u00e0 faciliter le dialogue avec le neurologue. La prise en charge est globale : orientation vers d\u2019autres professionnels si besoin, encouragement \u00e0 l\u2019activit\u00e9 physique, au maintien du lien social et \u00e0 l\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique, essentielle pour rendre le patient acteur de sa sant\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Source : Pierret et al., Revue Neurologique, 2024 &#8211; Enqu\u00eate \u00ab Bien vieillir avec la scl\u00e9rose en plaques \u00bb, Notre Scl\u00e9rose \/ Merck, 2026, n = 416<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Vieillir avec la scl\u00e9rose en plaques : une nouvelle r\u00e9alit\u00e9 pour les patients Gr\u00e2ce aux progr\u00e8s de la&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":107880,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[449,27829,83,26464,473,29576,29577,84,29575,23],"class_list":{"0":"post-107879","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-449","9":"tag-enjeux","10":"tag-health","11":"tag-lage","12":"tag-les","13":"tag-plaques","14":"tag-redefinissait","15":"tag-sante","16":"tag-sclerose","17":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116481695836662638","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107879","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=107879"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107879\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/107880"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107879"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=107879"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=107879"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}