{"id":111356,"date":"2026-04-30T15:23:08","date_gmt":"2026-04-30T15:23:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/111356\/"},"modified":"2026-04-30T15:23:08","modified_gmt":"2026-04-30T15:23:08","slug":"5-choses-a-savoir-sur-un-cancer-frequent-mais-encore-trop-peu-connu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/111356\/","title":{"rendered":"5 choses \u00e0 savoir sur un cancer fr\u00e9quent mais encore trop peu connu"},"content":{"rendered":"<p>1 \u2013 Le sang dans les urines, le premier sympt\u00f4me du cancer de la vessie\u00a0<\/p>\n<p>M\u00eame si cela n\u2019arrive qu\u2019une seule fois, la pr\u00e9sence de sang dans les urines, l\u2019h\u00e9maturie, ne doit jamais \u00eatre prise \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Dans 80 \u00e0 90 % des cas, il s\u2019agit du tout premier signe visible de cancer de la vessie. Il est essentiel de ne pas attendre pour consulter. \u00ab Le cancer de la vessie reste aujourd\u2019hui largement m\u00e9connu du grand public, alors m\u00eame qu\u2019il existe un signe d\u2019alerte visible dans la majorit\u00e9 des cas. Tout l\u2019enjeu est de faire comprendre que ce sympt\u00f4me ne doit jamais \u00eatre ignor\u00e9. Voir du sang dans ses urines, m\u00eame une seule fois, doit conduire \u00e0 consulter rapidement. C\u2019est un r\u00e9flexe simple, mais d\u00e9terminant, car un diagnostic pr\u00e9coce change radicalement le pronostic\u00a0\u00bb, explique le Pr. Yann Neuzillet, chirurgien urologue, lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse organis\u00e9e par l\u2019association fran\u00e7aise d\u2019urologie, lundi 27 avril.<\/p>\n<p>R\u00e9p\u00e9ter ce message n\u2019est pas un luxe. Selon un sondage, dont l\u2019AFU s\u2019est fait \u00e9cho, 64 % des adultes ignorent que l\u2019h\u00e9maturie est un sympt\u00f4me du cancer de la vessie. Ce n\u2019est toutefois pas l\u2019unique signe qui doit alerter. Les troubles urinaires et les infections urinaires \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition doivent \u00e9galement pousser \u00e0 consulter.<\/p>\n<p>2 \u2013 Un cancer de bon pronostic s\u2019il est trait\u00e9 \u00e0 temps <\/p>\n<p>Le cancer de la vessie est le 5e cancer le plus fr\u00e9quent en France avec plus de 20 000 personnes touch\u00e9es chaque ann\u00e9e. Tous les ans, il est responsable de pr\u00e8s de 5 000 d\u00e9c\u00e8s.\u00a0\u00ab\u00a0C\u2019est un cancer tr\u00e8s fr\u00e9quent dont on parle beaucoup moins que d\u2019autres cancers, note le Dr. Benjamin Prad\u00e8re, urologue, membre du comit\u00e9 de canc\u00e9rologie de l\u2019AFU. Quand il est pris \u00e0 temps, lorsqu\u2019il ne touche pas le muscle, 80 % des patients vont survivre \u00e0 5 ans, ce qui veut dire qu\u2019il a un tr\u00e8s bon pronostic lorsqu\u2019il est trait\u00e9 pr\u00e9cocement. Alors que s\u2019il est pris trop tard, le taux de survie n\u2019est que de 50 % lorsqu\u2019il est encore localis\u00e9 mais plus profond et plus agressif. Et seulement 5 % de patients survivent \u00e0 5 an lorsque le cancer est m\u00e9tastatique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Outre le pronostic, la prise en charge est aussi beaucoup plus lourde lorsque le cancer a atteint le muscle. \u00ab\u00a0Le traitement de r\u00e9f\u00e9rence est le retrait de la vessie ce qui signifie que la plupart des patients ont une stomie, une poche ext\u00e9rieure qui recueille les urines \u2013 ce qui entra\u00eene une action d\u00e9labrante de l\u2019image corporelle\u00a0\u00bb, explique le Dr. Prad\u00e8re.<\/p>\n<p>Actuellement 25 % des patients sont diagnostiqu\u00e9s avec des tumeurs infiltrant le muscle.<\/p>\n<p>3 \u2013 Un retard de diagnostic chez les femmes <\/p>\n<p>Les hommes ont 83 % de chances d\u2019obtenir un diagnostic pr\u00e9coce, dans les 3 mois, d\u00e8s la premi\u00e8re consultation. Chez les femmes, le chiffre chute \u00e0 70 %. En cause\u00a0? Il y a deux fois plus de confusion chez les femmes avec l\u2019infection urinaire. Les cystites \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition constituent un signe de cancer de la vessie. Les femmes doivent consulter et les professionnels de sant\u00e9 y penser. \u00ab\u00a0On se retrouve avec des patientes qui ont un retard au diagnostic par ce qu\u2019elles pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes, et notamment l\u2019h\u00e9maturie, consid\u00e9r\u00e9s \u00e0 tort comme des infections urinaires\u00a0\u00bb, confirme le Pr. Neuzillet.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le diagnostic, les in\u00e9galit\u00e9s perdurent. \u00ab\u00a055 % des hommes ont une chance d\u2019\u00eatre en vie 5 ans apr\u00e8s le diagnostic, contre 49 % chez les femmes du fait d\u2019un diagnostic plus tardif d\u2019o\u00f9 l\u2019importance d\u2019informer le grand public\u00a0\u00bb, compl\u00e8te le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>4 \u2013 Le tabac est le premier facteur de risque du cancer de la vessie <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si le lien entre tabac et cancer du poumon est aujourd\u2019hui bien ancr\u00e9 dans les esprits, celui avec le cancer de la vessie reste largement sous-estim\u00e9. Pourtant, il s\u2019agit du principal facteur de risque\u00a0\u00bb, insiste l\u2019AFU. Ce d\u00e9ficit de connaissance constitue un frein majeur \u00e0 la pr\u00e9vention.<\/p>\n<p>Ainsi, un fumeur pr\u00e9sente 5,5 fois plus de risque de d\u00e9velopper un cancer de la vessie. Un risque qui augmente en m\u00eame temps que le nombre d\u2019ann\u00e9es et de paquets fum\u00e9s. Le tabac est ainsi responsable de 53 % des cas de cancer de la vessie chez les hommes et 39 % chez les femmes. Concr\u00e8tement, lorsque les substances toxiques du tabac sont \u00e9limin\u00e9es par les reins, elles passent par la vessie o\u00f9 les urines sont parfois stagnantes avant d\u2019\u00eatre \u00e9limin\u00e9es. C\u2019est \u00e0 ce moment l\u00e0 qu\u2019elles endommagent les cellules.<\/p>\n<p>L\u2019exposition professionnelles \u00e0 certaines substances toxiques constituent \u00e9galement des facteurs de risque de cancer de la vessie (industrie chimique, teintures, caoutchouc, p\u00e9trole, m\u00e9tallurgie, coiffure) de m\u00eame que des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux.<\/p>\n<p>5 \u2013 Il existe des moyens de pr\u00e9vention du cancer de la vessie <\/p>\n<p>Ant\u00e9c\u00e9dents familiaux, tabagisme prolong\u00e9, exposition professionnelle sont autant de facteurs de risque qui justifient une surveillance et un \u00e9ventuel d\u00e9pistage. Il n\u2019existe pas de d\u00e9pistage syst\u00e9matique du cancer de la vessie, le diagnostic repose ainsi sur l\u2019identification des sympt\u00f4mes d\u2019alerte. Le sang dans les urines, comme d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, mais aussi des infections urinaires \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition et des troubles de la miction.<\/p>\n<p>Autres facteurs de pr\u00e9vention du cancer de la vessie\u00a0? Boire\u00a0! \u00ab\u00a0Rincer sa vessie, c\u2019est comme prendre sa douche, cela permet de nettoyer son corps des polluants et c\u2019est le moyen de faire de la pr\u00e9vention tr\u00e8s simple. En France, on a la chance d\u2019avoir une eau de qualit\u00e9. Bien boire est un facteur de pr\u00e9vention\u00a0\u00bb, ajoute le Pr. Neuzillet.<\/p>\n<p>Si vous travaillez dans un secteur professionnel \u00e0 risque, la protection est essentielle (\u00e9quipements, ventilation\u2026).<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019arr\u00eat du tabac r\u00e9duit les risques m\u00eame apr\u00e8s des ann\u00e9es de consommation.<\/p>\n<p>Source : Conf\u00e9rence de presse de l\u2019AFU lundi 27 avril<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"1 \u2013 Le sang dans les urines, le premier sympt\u00f4me du cancer de la vessie\u00a0 M\u00eame si cela&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":111357,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[449,99,14649,30259,83,84,14650,23,1893,10424],"class_list":{"0":"post-111356","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-449","9":"tag-cancer","10":"tag-choses","11":"tag-frequent","12":"tag-health","13":"tag-sante","14":"tag-savoir","15":"tag-suisse","16":"tag-sur","17":"tag-vessie"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116494349639652167","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/111356","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=111356"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/111356\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/111357"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=111356"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=111356"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=111356"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}