{"id":121367,"date":"2026-05-07T14:47:11","date_gmt":"2026-05-07T14:47:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/121367\/"},"modified":"2026-05-07T14:47:11","modified_gmt":"2026-05-07T14:47:11","slug":"picasso-soulages-bansky-assez-spontanement-ils-nous-les-ont-pretees-143-oeuvres-sortent-de-collections-privees-pour-une-expo-hors-du-commun-aux-portes-de-toulouse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/121367\/","title":{"rendered":"Picasso, Soulages, Bansky&#8230; \u00ab\u00a0Assez spontan\u00e9ment, ils nous les ont pr\u00eat\u00e9es\u00a0\u00bb : 143 \u0153uvres sortent de collections priv\u00e9es pour une expo hors du commun, aux portes de Toulouse"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    l&rsquo;essentiel<br \/>\n                                                                Il ne vous reste plus que quelques jours pour d\u00e9couvrir 143 \u0153uvres, issues de collections priv\u00e9es, \u00e0 Saint-Orens. Parmi elles, des Picasso, Soulages, Niki de Saint Phalle, Banksy\u2026 c\u2019est l\u2019occasion d\u2019approcher ces tr\u00e9sors m\u00e9connus.\n                            <\/p>\n<p data-path-to-node=\"17\">Jusqu\u2019\u00e0 ce dimanche 10\u00a0mai, <a href=\"https:\/\/www.ville-saint-orens.fr\/evenements\/exposition-collections-privees\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">l\u2019Espace Lauragais de Saint-Orens-de-Gameville<\/a> accueille\u00a0l\u2019exposition \u00ab\u00a0De Picasso \u00e0 Warhol, les ma\u00eetres du XXe\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb\u00a0: une s\u00e9lection vertigineuse de 143\u00a0pi\u00e8ces issues des\u00a0prestigieuses collections priv\u00e9es de la r\u00e9gion. Un voyage rare au c\u0153ur de l\u2019art moderne, rendu possible par la d\u00e9votion des <a href=\"https:\/\/www.amisde349gallery.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Amis de 349 Gallery<\/a>, dont l\u2019association est pr\u00e9sid\u00e9e par Laurent Deshais.<\/p>\n<p>Une travers\u00e9e chromatique du si\u00e8cle<\/p>\n<p>Ici, le visiteur ne d\u00e9ambule pas au hasard\u00a0; il suit un sillage chronologique de couleurs qui balise cent ans de g\u00e9nie artistique. \u00ab\u00a0Nous voulions que chacun puisse comprendre rapidement qu\u2019on allait traverser cinq mouvements extr\u00eamement importants\u00a0: le cubisme, le surr\u00e9alisme, l\u2019abstraction, le nouveau r\u00e9alisme et le pop art\u00a0\u00bb, s\u2019enthousiasme Fr\u00e9d\u00e9ric Pinson-Meilhac, commissaire de l\u2019exposition pour 349 Gallery, dont l\u2019\u00e9nergie est aussi communicative que les \u0153uvres qu\u2019il pr\u00e9sente.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"20\">Le violet ouvre le bal avec le cubisme. Devant les traits structur\u00e9s des affiches de Picasso et des lithographies de\u00a0Braque, le choc est imm\u00e9diat.\u00a0On trouve des originaux de Gromaire. \u00ab\u00a0Nous avons 60\u00a0% d\u2019originaux, des lithographies rares, des estampes de Chillida, des pi\u00e8ces de Survage\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Fr\u00e9d\u00e9ric avec une fiert\u00e9 non dissimul\u00e9e. Puis, le trac\u00e9 bleu marine nous aspire vers les r\u00eaves du surr\u00e9alisme\u00a0: des estampes d\u2019Antonio Saura, de Dal\u00ed, de Calder \u00e0 Bellmer et ses dessins \u00e0 l\u2019\u00e9rotisme troublant.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"20\">Le rouge, vibrant, signale l\u2019abstraction. C\u2019est ici que l\u2019exceptionnel c\u00f4toie l\u2019intime\u00a0: des cr\u00e9ations\u00a0de Nicolas de Sta\u00ebl, les rires color\u00e9s de\u00a0CoBrA\u00a0et surtout une pi\u00e8ce magnifique de Soulages, sans oublier cette\u00a0\u0153uvre du moine Kim En Joong. Le parcours culmine avec l\u2019explosion du nouveau r\u00e9alisme (marquage rose) avec\u00a0C\u00e9sar, Niki de Saint Phalle, Combas et Karel Appel\u2026 pour s\u2019achever dans l\u2019euphorie du pop art (jaune) sous l\u2019\u00e9gide de Warhol, Vasarely, Lichtenstein, Basquiat, Combas et un Banksy final qui scelle cette \u00e9pop\u00e9e visuelle.<\/p>\n<p>Les tr\u00e9sors des collectionneurs<\/p>\n<p>Mais derri\u00e8re ce d\u00e9ploiement de signatures mondiales se cache une aventure humaine singuli\u00e8re. Laurent Deshais et Fr\u00e9d\u00e9ric Pinson-Meilhac ont r\u00e9alis\u00e9 un tour de force\u00a0: convaincre des collectionneurs de l\u2019association 349 Gallery de \u00ab\u00a0d\u00e9crocher\u00a0\u00bb leurs tr\u00e9sors personnels pour en faire profiter le plus grand nombre.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"23\">Apr\u00e8s de pr\u00e9c\u00e9dents \u00e9v\u00e9nements\u00a0consacr\u00e9s \u00e0 Soulages, Mir\u00f3 et Dal\u00ed, Laurent Deshais et Fr\u00e9d\u00e9ric Pinson-Meilhac r\u00e9cidivent. Ils ont eu le d\u00e9clic apr\u00e8s le Covid, partant du postulat que le plus beau mus\u00e9e pouvait \u00eatre celui que l\u2019on ne voit jamais. Le duo a os\u00e9 demander, et le miracle a eu lieu.\u00a0Ils \u00e9voquent avec humilit\u00e9 ces \u00ab\u00a0noirs\u00a0\u00bb de Soulages aper\u00e7us chez des particuliers, inaccessibles par simple contrainte technique, mais qui t\u00e9moignent de la richesse insoup\u00e7onn\u00e9e du patrimoine r\u00e9gional.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"24\">\u00ab\u00a0C\u2019est une affaire de confiance et de r\u00e9seau\u00a0\u00bb, confirme Fr\u00e9d\u00e9ric, face \u00e0 ces\u00a0pi\u00e8ces qui vivent habituellement dans le secret des maisons. Et Laurent d\u2019abonder\u00a0: \u00ab\u00a0Ce sont des passionn\u00e9s qui acceptent spontan\u00e9ment de partager leur \u00e9motion moyennant quelques pr\u00e9cautions.\u00a0\u00bb Sur les murs de l\u2019Espace Lauragais, certaines \u0153uvres sont estim\u00e9es \u00e0 plus de 20\u00a0000\u00a0euros, toutes ont \u00e9t\u00e9\u00a0m\u00e9ticuleusement r\u00e9encadr\u00e9es et prot\u00e9g\u00e9es par un plexiglas pour l\u2019occasion. Un syst\u00e8me de cam\u00e9ras de s\u00e9curit\u00e9 veille sur elles.<\/p>\n<p>L\u2019art pour tous, sans barri\u00e8re<\/p>\n<p data-path-to-node=\"27\">Loin de l\u2019\u00e9litisme des galeries et des mus\u00e9es, l\u2019Espace Lauragais\u00a0de Saint-Orens propose aussi une rencontre artistique p\u00e9dagogique. \u00ab\u00a0C\u2019est un lieu o\u00f9 les gens peuvent rencontrer l\u2019art sans avoir fait une ma\u00eetrise d\u2019histoire de l\u2019art, sans avoir des \u0153uvres d\u2019art chez eux. Ils viennent, ils d\u00e9couvrent, ils aiment ou ils n\u2019aiment pas. Mais on ne les\u00a0repousse pas parce qu\u2019ils n\u2019en ont aucune connaissance\u00a0\u00bb, assure Fr\u00e9d\u00e9ric.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"27\">Quant aux collectionneurs qui fr\u00e9quentent\u00a0l\u2019expo, ils pr\u00e9f\u00e8rent en g\u00e9n\u00e9ral rester discrets. \u00ab\u00a0Ils\u00a0se pointent, regardent, mais\u00a0ne veulent\u00a0pas que \u00e7a se sache. Ils restent anonymes, globalement\u00a0\u00bb, ajoute Fr\u00e9d\u00e9ric.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"28\">Mais leur plus grande victoire \u00e0 tous les deux, c\u2019est le d\u00e9fil\u00e9 incessant des \u00e9coliers. Avec douze groupes par jour comme ce mardi, le pari de la d\u00e9mocratisation aux grands ma\u00eetres est gagn\u00e9. En voyant ces jeunes s\u2019\u00e9merveiller devant un Warhol ou un Basquiat, Laurent et Fr\u00e9d\u00e9ric savent qu\u2019ils ont r\u00e9ussi l\u2019essentiel\u00a0: rendre l\u2019art accessible \u00e0 tous.<\/p>\n<p data-path-to-node=\"28\">Si vous manquez l&rsquo;\u00e9tape de Saint-Orens, l\u2019exposition poursuivra sa route \u00e0 Gruissan puis \u00e0 Lavaur. \u00ab Au total, nous devrions r\u00e9unir 10 000 visiteurs \u00bb, conclut le duo.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0De Picasso \u00e0 Warhol, les ma\u00eetres du XXe\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019Espace Lauragais, \u00e0 Saint-Orens\u00a0; jusqu\u2019au 10\u00a0mai. Ouvert\u00a0de 10\u00a0h \u00e0 19\u00a0h, sauf ce dimanche 10\u00a0mai de 10\u00a0h \u00e0\u00a018\u00a0h. Entr\u00e9e\u00a0: 8\u00a0\u20ac, gratuit pour les moins de 18 ans, billetterie sur place.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"l&rsquo;essentiel Il ne vous reste plus que quelques jours pour d\u00e9couvrir 143 \u0153uvres, issues de collections priv\u00e9es, \u00e0&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":121368,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[155,156,291,113,112,811,97,32212,23],"class_list":{"0":"post-121367","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts-and-design","9":"tag-arts-et-design","10":"tag-culture-et-loisirs","11":"tag-divertissement","12":"tag-entertainment","13":"tag-expositions","14":"tag-gers","15":"tag-saintorens","16":"tag-suisse"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@ch_fr\/116533844115138513","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121367","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=121367"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/121367\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/121368"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=121367"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=121367"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/ch-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=121367"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}